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(94) Le tribunal judiciaire de Créteil a dit au revoir à son président

(94) Le tribunal judiciaire de Créteil a dit au revoir à son président
Publié le 02/07/2024 à 16:59

En poste depuis quatre ans, Erik Bienko vel Bienek a quitté ses fonctions pour exercer celles de Premier président de la cour d’appel de Nîmes, après y avoir été nommé le 24 juin dernier.

Le Val-de-Marne voit partir un nouveau chef de juridiction des « plus remarquables ».

Erik Bienko vel Bienek qui, en 2020, avait quitté le soleil d’Aix-en-Provence pour venir exercer en Île-de-France, va plier bagage après quatre années de présidence au tribunal judiciaire de Créteil, pour retrouver le sud. Pressenti pour devenir le nouveau Premier président de la cour d’appel de Nîmes, Erik Bienko vel Bienek a finalement bel et bien été choisi pour occuper cette fonction, nommé par un décret du 24 juin 2024 du président de la République, sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

De fait, l’ancien président du tribunal de Créteil succède à Michel Allaix, Premier président de la cour d’appel nîmoise qui part en retraite, et devient le 25e Premier président de cette cour.

Un « juste » dont l’œuvre « demeurera dans les esprits »

Avant de laisser partir le nouveau Premier président de la cour d’appel de Nîmes, une cérémonie de départ a été organisée le 27 juin dernier sur la terrasse du tribunal judiciaire de Créteil, en l’honneur d’un magistrat « juste », indique le barreau du Val-de-Marne.

Sa bâtonnière, Yolaine Bancarel, n’a pas manqué de saluer la compétence, l’écoute, l’ouverture d’esprit et la bienveillance d’Erik Bienko vel Bienek, également qualifié de « fou de Droit » par le Premier président de la cour d’appel de Paris Jacques Boulard. Le procureur Stéphane Hardouin a pour sa part loué leur travail commun, ayant permis « de faire avancer la juridiction vers demain », et ce malgré une présidence qui n’a rien eu « d’un long fleuve tranquille ».

Le barreau rappelle en effet l’installation « tumultueuse » d’Erik Bienko vel Bienek, « puisqu’intervenue lors d’une grève généralisée des avocats, une pandémie aux conséquences humaines terribles, la découverte d’une importante présence d’amiante condamnant l’accès à une grande partie des locaux du tribunal, un manque criant d’effectifs… ». Un contexte dans lequel le président a toutefois su faire face et dont l’œuvre « demeurera longtemps dans les esprits ».

Allison Vaslin

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