La place Vendôme rend hommage au juriste français Cambacérès à travers une exposition


lundi 1 juillet 2024 à 07:562 min

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Jusqu’au 12 juillet, les visiteurs peuvent gratuitement découvrir le parcours de l’homme qui a joué un rôle « déterminant » dans l’élaboration du Code civil français et dans l’Histoire.

À l’occasion du bicentenaire de la mort de Cambacérès, de son nom complet Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, décédé le 8 mars 1824, le ministère de la Justice a décidé d’organiser une exposition gratuite afin de permettre au public de découvrir « le parcours de ce personnage oublié qui a pourtant marqué l’histoire de la justice ».

Ouverte depuis le 3 juin dernier, l’exposition est visible jusqu’au 12 juillet place Vendôme, où une dizaine de panneaux retracent la vie de l’archichancelier de l’Empire et juriste français, « de ses origines montpellieraines à son ascension politique à l’ère napoléonienne », période où fut notamment élaboré le Code civil, et à laquelle Cambacérès n’est pas étranger.

En effet, si l’on attribue à Napoléon la réussite de l’adoption du premier Code civil en France en 1805, le ministère de la Justice rappelle que Cambacérès a joué un rôle « déterminant » dans son élaboration. Fils de magistrat, celui qui débutera sa carrière à la cour des comptes du Languedoc et participera à la réforme des institutions françaises présentera en 1794 un premier projet novateur de Code civil, puis un second l’année suivante. Une troisième projet qui ne sera pas retenu en 1796 posera toutefois les bases du futur Code civil.

Comme l’expliquait Robert Badinter dans un essai, « Toute entreprise de codification, pour réussir, requiert trois conditions : un moment favorable, des juristes de talent, une volonté politique. » Des conditions qui furent remplies sous le Consulat et l’Empire.

Par ailleurs, en tant que détenteur des sceaux, Cambacérès a fait commander du mobilier, dont deux meubles pour les presses à sceller situées aujourd’hui dans le bureau du ministre de la Justice et toujours d’usage précise le ministère, « comme ce fut le cas lors de la cérémonie publique de scellement de l’inscription de la liberté des femmes à recourir à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution le 8 mars 2024 », soit précisément 200 ans après le décès de Cambacérès.

Allison Vaslin

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