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Jusqu’au 12 juillet, les
visiteurs peuvent gratuitement découvrir le parcours de l’homme qui a joué un
rôle « déterminant » dans l’élaboration du Code civil français
et dans l’Histoire.
À l’occasion du bicentenaire
de la mort de Cambacérès, de son nom complet Jean-Jacques-Régis de Cambacérès,
décédé le 8 mars 1824, le ministère de la Justice a décidé d’organiser une
exposition gratuite afin de permettre au public de découvrir « le
parcours de ce personnage oublié qui a pourtant marqué l’histoire de la justice ».
Ouverte depuis le 3 juin
dernier, l’exposition est visible jusqu’au 12 juillet place Vendôme, où une
dizaine de panneaux retracent la vie de l’archichancelier de l’Empire et
juriste français, « de ses origines montpellieraines à son ascension
politique à l’ère napoléonienne », période où fut notamment élaboré le
Code civil, et à laquelle Cambacérès n’est pas étranger.
En effet, si l’on attribue à
Napoléon la réussite de l’adoption du premier Code civil en France en 1805, le
ministère de la Justice rappelle que Cambacérès a joué un rôle « déterminant »
dans son élaboration. Fils de magistrat, celui qui débutera sa carrière à la
cour des comptes du Languedoc et participera à la réforme des institutions
françaises présentera en 1794 un premier projet novateur de Code civil, puis un
second l’année suivante. Une troisième projet qui ne sera pas retenu en 1796
posera toutefois les bases du futur Code civil.
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Comme l’expliquait Robert
Badinter dans un essai, « Toute entreprise de codification, pour
réussir, requiert trois conditions : un moment favorable, des juristes de
talent, une volonté politique. » Des conditions qui furent remplies
sous le Consulat et l’Empire.
Par ailleurs, en tant que
détenteur des sceaux, Cambacérès a fait commander du mobilier, dont deux
meubles pour les presses à sceller situées aujourd’hui dans le bureau du
ministre de la Justice et toujours d’usage précise le ministère, « comme
ce fut le cas lors de la cérémonie publique de scellement de l’inscription de
la liberté des femmes à recourir à l’interruption volontaire de grossesse dans
la Constitution le 8 mars 2024 », soit précisément 200 ans après le
décès de Cambacérès.
Allison
Vaslin
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