Le barreau de Paris adopte une motion relative à la situation des avocats en Iran


vendredi 21 juillet 2023 à 09:402 min

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Votée à l’unanimité le 18 juillet dernier lors du conseil de l’Ordre, cette motion qui vise à soutenir les 54 avocats ayant critiqué la répression de l’État dans le cadre de la mort de l’étudiante Mahsa Amini, enjoint les autorités à « garantir le libre exercice de la profession d’avocat en Iran ».

La mobilisation des avocats du barreau de Paris envers la répression iranienne continue ! Le 18 juillet dernier, lors du Conseil de l’Ordre du barreau de Paris, une proposition de projet relatif à la situation des avocats en Iran a été présentée. La motion, adoptée à l’unanimité, « condamne fermement l’escalade de la répression à l’encontre des avocats défenseurs des libertés », dans un contexte de répression soutenu.

De plus, par le biais de cette motion, le barreau souhaite « réaffirmer son soutien » aux avocats iraniens, est-il détaillé sur son site Internet, et plus particulièrement à 54 d’entre eux, réprimés par les autorités.

En effet, à la suite du décès de l’étudiante Mahsa Amini en septembre 2022 pour violation présumée de la loi sur le port obligatoire du hijab, 54 avocats ont témoigné leur soutien à la famille en déclarant notamment être prêts à fournir une représentation juridique et ayant dénoncé par la même occasion « le comportement illégal des institutions et organisations en lien avec la pression exercée par l’État sur la famille pour qu’elle accepte l’explication officielle concernant sa mort », à savoir un « un problème cardiaque soudain ».

À ce titre, le barreau somme les autorités à « garantir en toutes circonstances le libre exercice de la profession d’avocat en Iran ainsi que leur liberté d’expression », les 54 avocats ayant reçu une citation à comparaitre pour les propos susmentionnés.

En outre, cette motion s’inscrit dans la continuité des rassemblements tenus par la profession en octobre et décembre 2022 pour condamner le recours de la peine de mort en Iran et défendre la cause des femmes iraniennes, « et plus largement le respect des libertés individuelles », sous le portrait de l’étudiante décédée après trois jour de coma, des suites de violences policières.

Allison Vaslin

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