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Votée à l’unanimité le 18
juillet dernier lors du conseil de l’Ordre, cette motion qui vise à soutenir
les 54 avocats ayant critiqué la répression de l’État dans le cadre de la mort
de l’étudiante Mahsa Amini, enjoint les autorités à « garantir le libre
exercice de la profession d’avocat en Iran ».
La mobilisation des avocats
du barreau de Paris envers la répression iranienne continue ! Le 18
juillet dernier, lors du Conseil de l’Ordre du barreau de Paris, une
proposition de projet relatif à la situation des avocats en Iran a été
présentée. La motion, adoptée à l’unanimité, « condamne fermement
l’escalade de la répression à l’encontre des avocats défenseurs des libertés »,
dans un contexte de répression soutenu.
De plus, par le biais de
cette motion, le barreau souhaite « réaffirmer son soutien »
aux avocats iraniens, est-il détaillé sur son site Internet, et plus
particulièrement à 54 d’entre eux, réprimés par les autorités.
En
effet, à la suite du décès de l’étudiante Mahsa Amini en septembre 2022 pour
violation présumée de la loi sur le port obligatoire du hijab, 54 avocats ont
témoigné leur soutien à la famille en déclarant notamment être prêts à fournir une
représentation juridique et ayant dénoncé par la même occasion « le
comportement illégal des institutions et organisations en lien avec la pression
exercée par l’État sur la famille pour qu’elle accepte l’explication officielle
concernant sa mort », à savoir un « un problème cardiaque
soudain ».
À ce
titre, le barreau somme les autorités à « garantir en toutes
circonstances le libre exercice de la profession d’avocat en Iran ainsi que
leur liberté d’expression », les 54 avocats ayant reçu une citation à
comparaitre pour les propos susmentionnés.
En outre, cette motion s’inscrit
dans la continuité des rassemblements tenus par la profession en octobre et
décembre 2022 pour condamner le recours de la peine de mort en Iran et défendre
la cause des femmes iraniennes, « et plus largement le respect des
libertés individuelles », sous le portrait de l’étudiante décédée après
trois jour de coma, des suites de violences policières.
Allison
Vaslin
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