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Dès 2025, les juges et greffiers du tribunal pourront expérimenter différents outils qui leur permettront d’améliorer le traitement des litiges commerciaux et de gagner du temps.
Alors que le barreau de Paris
a annoncé nouer un partenariat avec l'éditeur juridique Lefebvre Dalloz pour
offrir gratuitement l'accès à l’intelligence artificielle juridique GenIA-L aux avocats parisiens, le tribunal de commerce de Paris saute lui aussi le pas ! Un peu moins d’un an après
l’arrivée de Patrick Sayer à la tête de la juridiction, celle-ci va connaitre
de nouveaux changements dans l’objectif d’accélérer les procédures et améliorer
le traitement des litiges commerciaux.
En effet, il faut parfois
attendre plusieurs mois pour voir une décision rendue, du fait de l’importante
quantité de dossiers traités par les juges. En 2022, près de 57 000
affaires ont été traitées par les 180 juges du tribunal, selon les chiffres de
la juridiction. Avec l’IA, l’objectif sera d’automatiser certaines tâches afin
de dégager du temps pour les juges consulaires et greffiers du tribunal qui
traitent deux fois plus de dossiers que la moyenne nationale, selon France
info.
Une période d’expérimentation
A partir de l’année
prochaine, le tribunal de commerce va donc connaitre une réorganisation, avec
notamment la création d’une nouvelle chambre. La chambre des placements, de son
côté, testera l’IA dans l’attribution des dossiers aux chambres compétentes
dans le cadre d’une expérimentation qui devrait durer plusieurs mois et qui
permettra d’entrainer l’IA et de la perfectionner.
Selon le vice-président du
tribunal de commerce parisien Bertrand Kleinmann, « une charte d'usage
de la technologie va être définie, et les juges seront formés spécifiquement
sur le sujet avant toute mise en œuvre ». Ces professionnels seront en
effet formés au « prompt engineering », autrement dit ils
s’entraineront à formuler au mieux leurs requêtes auprès de l’IA afin d’obtenir
les meilleurs résultats.
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L’IA sera donc là pour
traiter des tâches à faible valeur ajoutée, ajoute le vice-président. Il n’est toutefois pas question de décider à la place de l’humain, « l’outil ne
se substitue pas au juge ! » a de son côté souligné l’ancienne
juge Laure Lavorel au micro de Sud Radio : « c’est un outil
à la décision ».
Et s’il s’agit d’une
nouveauté en France, ce n’est pas le cas à l’étranger, puisque la Chine, le
Brésil ou encore la Colombie font usage de l’IA dans les tribunaux. Pour
l’heure, aucune autre juridiction française ne s’est positionnée pour l’expérimenter
dans son enceinte.
Allison
Vaslin
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