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Dans la capitale et dans d’autres villes de France, un appel à la mobilisation le 16 novembre prochain a été lancé par divers associations et collectifs, afin que les politiques publiques s’emparent du sujet.
« La protection des
enfants et des ados est une urgence pour notre société. » C’est ce
qu’avancent les 56 organisations de l’enfance et des droits humains qui lancent
une mobilisation nationale contre les violences faites aux enfants et aux ados
le 16 novembre prochain, sous le nom de manif Enfantiste, du nom du collectif.
À Paris, mais aussi à
Marseille, Bordeaux, Avignon, Nantes, entre autres grande villes, les
manifestants sont donc invités, quatre jours avant la Journée internationale
des droits de l’enfant, à se rassembler pour tenter de faire bouger les lignes.
« Que fait la France pour
tous ces enfants ? »
« Nous appelons la société à dire stop aux infanticides, à l’inceste, à la pédocriminalité, à l’exploitation sexuelle, aux mutilations sexuelles, aux maltraitances, au mariage forcé, à la violence éducative ordinaire, aux violences intra-familiales et institutionnelles, aux multiples discriminations et à toutes formes de violences qui leur sont faites », est-il scandé dans les premières lignes de la pétition, qui recueille à ce jour près de 33 900 signatures sur les 35 000 visées.
Pour ces associations, collectifs,
organisations syndicales et personnalités, il y a urgence, notamment « pour ne
plus jamais laisser un enfant mourir dans le silence ». En effet, des
rapports mettent en évidence qu’un enfant meurt tous les cinq jours des
maltraitances physiques par ses parents, quand 400 000 sont victimes de
violences conjugales parentales.
Par ailleurs, selon une enquête
IPSOS de 2019 sur les « Violences sexuelles de l’enfance »,
80 % de ces violences en France commencent ou ont lieu avant la majorité et
concernent 130 000 filles et 30 000 garçons. Pourtant, 92 % des
petites victimes ne sont pas protégées, d’après un rapport de 2023 de la
Ciivise, rapporte le collectif Enfantiste, qui insiste pour que ces dernières
soient « entendues ».
« Que fait la France
pour tous ces enfants ? Elle les abandonne parce qu’il y a d’autres priorités
et des économies à faire » regrettent à l’unisson les 56 organisations.
Leur souhait : que soient davantage considérés les enfants vulnérables.
Parmi eux, les enfants en situation de handicap, qui seraient 3 à 4 fois plus
exposés aux violences sexuelles, et les enfants placés.
Allison Vaslin
THÉMATIQUES ASSOCIÉES
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