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François Durovray conservera ses
fonctions à la tête de l’Essonne - mais
également de la communauté d'agglomération Val-d'Yerres Val-de-Seine - le temps
de ses nouvelles responsabilités gouvernementales, comme la loi l’y autorise.
Membre du gouvernement, oui,
mais pas que ! Celui qui est désormais ministre délégué chargé des
Transports compte bien continuer d’assumer la fonction qu’il occupait depuis 2015.
François Durovray, qui a intégré le gouvernement le 21 septembre dernier, a en
effet annoncé sur TF1 ce mardi sa volonté de rester à la tête du département
essonnien, ajoutant que « C'est le souhait du Premier ministre [Michel
Barnier] que d'avoir des remontées du territoire ».
Bien que la loi prévoie un
certain nombre d’incompatibilités, notamment parlementaires et locales, un
ministre est tout à fait en droit de garder son mandat local au sein d'un
conseil, qu’il soit municipal, départemental ou régional. François Durovray conservera
donc ses fonctions - mais également celles de président de la communauté
d'agglomération Val-d'Yerres Val-de-Seine - le temps de ses nouvelles
responsabilités gouvernementales.
Toutefois, « compte
tenu des contraintes d'agenda », le premier vice-président de l’Essonne,
Michel Bournat, assurera le pilotage des projets et la coordination des
services, précise le département.
Un fin connaisseur des
transports
Administrateur
d’Île-de-France Mobilités, président de l'association Grande Couronne Capitale
(qui regroupe tous les départements d’Île-de-France), président de la
commission Transports, mobilités et infrastructures de l’Association des
départements de France (ADF) depuis une dizaine d’années et vice-président du
Groupement des autorités responsables de transport (GART), l’ancien maire de
Montgeron, qui multiplie les casquettes, a notamment été à l’origine de l'achat
des nouvelles rames RER et du billet de transport unique qui entrera en vigueur
le 2 janvier 2025 en Ile-de-France.
François Durovray (LR), proposé
au premier ministre par l’ancien préfet de Paris Michel Cadot, est également à
l'origine d'un plan de cars express régionaux qui doit relier la grande
couronne aux transports collectifs. « Une première ligne reliant Bréval
(Yvelines) et La Défense (Hauts de Seine) a d'ailleurs été mise en service
début septembre ; d'autres devraient voir le jour en Essonne en 2025 »
indique le département.
A 53 ans, c’est donc un
spécialiste des transports, élu dans son département depuis 2001, qui a succédé
à Patrice Vergriete - brièvement en place de janvier à juillet - au sein du gouvernement.
Nouveauté, son portefeuille n’est pas placé sous l’autorité de la ministre de
la Transition écologique, mais sous la tutelle de la ministre du Partenariat
avec les territoires et de la décentralisation, Catherine Vautrin.
« Ce ministère est celui
du quotidien (…) mais aussi du temps long »
A peine nommé, le nouveau
ministre délégué a déclaré être favorable à un retour de l’écotaxe poids lourds,
un vieux serpent de mer. Au titre des (autres) chantiers qui l’attendent, celui
du développement de la concurrence ou encore la consolidation du réseau après
les sabotages.
« Ce ministère est
celui du quotidien : améliorer la vie des Français - en premier lieu ceux qui
subissent leurs déplacements - est sa raison d’être, a-t-il également affirmé
sur les réseaux sociaux. Mais ce ministère est aussi celui du temps long :
adaptation au changement climatique, transition énergétique, mobilités
solidaires, douces et partagées… les enjeux sont multiples ! Au travail ! »
Bérengère Margaritelli
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