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Depuis quelques mois, les initiatives
se succèdent dans le 91 afin de respecter l’échéance de 2026 prévue par la loi
Climat et Résilience.
La rentrée en Essonne était visiblement
placée sous le signe de l’écologie, pour les marchés publics ! Jeudi 12
septembre, un groupe de travail regroupant élus et entreprises, piloté par le GIP
Maximilien (portail de l’administration numérique en Île-de-France), s’est en
effet réuni au sein du département afin de plancher sur le développement de
l’utilisation des clauses environnementales dans les chantiers.
Ce, au lendemain d’une
formation sur « l’achat socialement responsable » à
destination des élus et des services en charge de la commande publique,
organisée par le réseau/guichet territorial Inclusiv'Essonne et co-animée par Olivier
Delcayrou, secrétaire général de la Préfecture de l’Essonne, et Franck Lochert,
directeur de la Maison de l’Emploi Paris-Saclay.
En mars dernier, la préfecture
de l'Essonne, notamment en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie
du 91, avait par ailleurs lancé une initiative pour « faciliter l’accès
des TPE et des PME aux marchés publics en Essonne, tout en soutenant la qualité
environnementale des chantiers », précise-t-elle. Depuis juin 2024, les projets pour lesquels
les collectivités locales ont déposé une demande de subvention d’investissement
sont disponibles en ligne ; à l’instar, par exemple, de la construction
d'un écovillage d'enfants et d'adolescents sur la commune d'Épinay-sur-Orge.
Dans les rails de la loi
Climat et Résilience
Objectif de ces démarches :
mettre tous les acteurs dans les rails de la loi Climat et Résilience. Car depuis
l’ajout en août 2021 de nouvelles dispositions, à l’article L. 3-1 du Code de
la commande publique, qui précisent que la commande publique « participe
à l’atteinte des objectifs de développement durable dans leurs
dimensions économique, sociale et environnementale », les contrats en la
matière ont désormais également vocation à contribuer au verdissement de
l’économie.
D’ici août 2026, les
acheteurs publics devront retenir au moins un critère d'attribution prenant en
compte les caractéristiques environnementales des offres ; obligation qui devra
être conciliée avec les autres principes visant à assurer l'efficacité de la
commande publique et la bonne utilisation des deniers publics.
En attendant cette échéance, et
boostées par le « PNAD » - ou plan national pour les achats durables,
présenté par le Gouvernement en mars 2022 -, les clauses environnementales se sont
d’ores et déjà multipliées. La part des marchés intégrant une telle clause est
ainsi passée de 18,7 % en 2021 à 29,2 % en 2022, selon le dernier recensement
de l’Observatoire économique de la commande publique, et doit avoir aujourd’hui
encore augmenté.
Bérengère
Margaritelli
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