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Depuis le 10 et jusqu’au 26 mars, des lycéens du département visionneront le film « 1:54 » qui suit un lycéen harcelé. Pour des collégiens, intégrés pour la première fois au festival, c’est le film « La Tête haute » qui leur est projeté. Idéal pour « découvrir le monde judiciaire et ses rouages ».
L’un des rendez-vous incontournables du Conseil départemental de l’accès au droit (CDAD) des Hauts-de-Seine a débuté ! Le 10 mars dernier a marqué le début de la nouvelle édition du Festival du film judiciaire. Une 14e édition pour les lycéens, mais une toute première pour les collégiens du département en classes de 4e et 3e, qui intègrent pour la première fois le dispositif, précise auprès du JSS Emilie Esther, assistante de justice et coorganisatrice du festival. Face au succès de la précédente édition et à l’intérêt manifesté de plusieurs professeurs de collèges, « on s’est dit que c’était l’occasion de tester » ajoute-t-elle.
Six collèges du département
se sont inscrits au festival qui propose aux élèves le visionnage de « La Tête
haute ». Le film français met à l’écran des jeunes en difficulté et leur
parcours, ainsi que le travail de juges pour enfants. Il permet à un jeune
élève de « découvrir le monde judiciaire et ses rouages ».
Du côté des lycéens, le choix
s’est porté sur le film québécois « 1:54 ». Emilie Esther explique
que le CDAD souhaitait « une thématique assez frappante et parlante
pour les élèves de lycée, et ce film traite du harcèlement et de la pression
scolaire entre autres thématiques dans lesquelles les élèves peuvent se
retrouver ».
En plus des projections, les
élèves peuvent également échanger avec des professionnels du droit qui
interviennent après chaque diffusion pour poser des questions sur ce qu’ils
viennent de visionner. Et les élèves jouent très bien le jeu !
« Lors de la première séance avec une classe de lycée, les élèves ont posé beaucoup de questions, pas seulement par rapport au film qu’ils ont vu, mais aussi sur la profession des intervenants présents ainsi que sur leur parcours scolaire », détaille Emilie Esther. Ce jour-là, un directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), était présent en tant que volontaire. « Les élèves n’en auraient peut-être jamais rencontré en dehors du cadre du festival », à l'instar des avocats et magistrats qui interviennent tout au long de l'événement.
?Pour la première projection de 1:54, les élèves n'ont pas été avares de questions ©CDAD Hauts-de-Seine
Et cette année encore, le festival
peut compter sur l’ancienne Première présidente de la Cour de cassation Chantal
Arens, qui devrait assister à deux projections, dont la dernière le 26 mars
prochain à Montrouge. Et si jusqu’à maintenant aucun ministre n’a participé à l’événement,
c’est quelque chose qui pourrait, selon l’organisatrice, être envisagé à
l’avenir.
Selon Emilie Esther, le
festival suscite un engouement croissant, aussi bien de la part des
professeurs, des volontaires que des élèves. « Si au
mois d’octobre les professeurs n’ont pas encore vu passer le formulaire d’inscription
au festival, ils nous contactent pour s’assurer qu’il est maintenu »,
nous illustre-t-elle.
Du côté des intervenants, là
encore l’enthousiasme est présent, avec des inscriptions même après la date
butoir. Cette année, ce sont au total une cinquantaine de volontaires qui
assisteront, par équipe de deux ou trois, aux 19 projections au programme pour
les 17 classes de lycée et la dizaine de classes de collège. Le festival a
encore de beaux jours devant lui !
Allison
Vaslin
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