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Ce montant fictif a été calculé lors du vote du budget 2025, à l’issue de la séance de l’assemblée départementale, jeudi 19 décembre. Stéphane Troussel, président du conseil départemental, a précisé qu’à travers « cette action symbolique, il s’agit d’alerter et de frapper les esprits sur l’ampleur de l’injustice qui est faite à la Seine-Saint-Denis ».
434 millions d’euros : c’est
la somme symbolique que la Seine-Saint-Denis attribue à la dette de l’État
envers le Département, afin de dénoncer les inégalités persistantes qui y demeurent.
Calculé précisément par les élus de la majorité, ce montant se présente sous la
forme d’un ticket de caisse humoristique, détaillant les manquements secteur
par secteur. Une initiative qui a été dévoilée à l’issue de la séance de
l’assemblée départementale le jeudi 19 décembre.
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plus « d’enseignants et de personnels »
« Nous avons calculé cette
dette que l’État doit à la Seine-Saint-Denis pour la seule année 2025. Elle
s’élève à 434 millions d’euros. Voilà pourquoi nous avons édité quelques
factures détaillées pour l’égalité en Seine-Saint-Denis que nous présentons au
président de la République. À travers cette action symbolique, il s’agit
d’alerter, de frapper les esprits sur l’ampleur de l’injustice qui est faite à
la Seine-Saint-Denis », a notamment argumenté Stéphane Troussel,
président du conseil départemental.
Pour 2025, un budget de 398
millions d’euros
Dans un communiqué en date du 18 décembre, le Département de la
Seine-Saint-Denis dénonce la décision de l’État,
prise en 2004, de lui transférer plusieurs compétences sociales sans en assurer
une compensation financière complète, notamment pour les allocations
individuelles de solidarité (AIS), telles que le RSA, l’APA ou la PCH, qu’il
considère comme l’une des causes majeures du problème. Théoriquement, les
droits de mutation à titre onéreux (DMTO), perçus lors de la vente d’un bien
immobilier, devraient permettre de financer ces dépenses. Cependant, en
Seine-Saint-Denis, ces droits ne couvrent que 70 % des montants nécessaires. Ainsi,
le Département qualifie ce système de compensation d’« obsolète et injuste ».
« Malgré ce système de
compensation obsolète et injuste », souligne le communiqué, la
Seine-Saint-Denis a tout de même approuvé pour 2025 un budget qu’elle qualifie
d’« ambitieux », avec un investissement total de 398 millions d’euros. « Au
lendemain des Jeux Olympiques et Paralympiques », ce budget témoigne
de la volonté du Département de poursuivre la transformation du territoire,
malgré des contraintes budgétaires. L'objectif est de répondre aux besoins
locaux en maintenant des investissements élevés, afin de « préparer l’avenir
et protéger les habitants ». Dans les grandes lignes, ce budget prévoit 247
millions d’euros pour l’éducation, le sport et la culture, 917 millions d’euros
pour les politiques de solidarité, et 291 millions d’euros pour accélérer la
transition écologique.
Romain Tardino
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