Dans le Val-de-Marne, des tigistes s’occupent de chats errants en guise de travaux d’intérêt général


mercredi 30 juillet 2025 à 13:152 min

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Accueillis au sein de l’association APAC à Chennevières-sur-Marne, les tigistes travaillent aux côtés des bénévoles qui s’emploient à protéger et soigner les chats maltraités. Une alternative encore peu courante dans le domaine de la protection animale.

Prendre soin de chats errants et domestiques comme alternative à une peine de prison.

À Chennevières-sur-Marne dans le département du Val-de-Marne, l’association APAC, dirigée par sa présidente et fondatrice Katia Bonnardel, accueille depuis cette année des tigistes, ces personnes qui doivent réaliser des heures de travail d’intérêt général à la suite d’une condamnation.

Leurs tâches : s’occuper des chats recueillis par l’association créée en 2018, laquelle protège et abrite les chats maltraités, parfois dans des états de santé difficiles.

Une démarche plutôt inédite et « balbutiante » en la matière mais qui selon le référent territorial du travail d’intérêt général Christophe Taillefond, se met doucement en place, rapporte Le Parisien. Le référent espère également que d’autres associations dans le domaine de la protection animale nouent un « partenariat TIG », confie-t-il.

Des tigistes soigneusement choisis

Les heures réalisées par les différents tigistes de passage dans l’association s’avèrent une aide précieuse pour la présidente qui fait tourner l’association chez elle à la suite de son expulsion de ses précédents locaux il y a deux ans, et alors qu’une baisse du bénévolat est observée, pointait quelques mois plus tôt la présidente de l’APAC.

S’est donc posée la question de l’accueil des tigistes chez la présidente qui n’y a vu aucun frein. Comme l’explique au Parisien Chritophe Taillefond, le référent territorial a pris le temps de rencontrer Katia Bonnardel et de dresser le profil des tigistes qui viendraient travailler dans l’association, et par extension à son domicile.

Sont notamment exclues les personnes condamnées pour des faits de « harcèlement à caractère sexuel, de proxénétisme, ou en rapport avec les animaux ». Les profils retenus ont une matinée d’essai avant d’aller plus loin.

Au total le Val-de-Marne compte 325 places TIG, la majorité des tigistes intervenant pour les collectivités territoriales.

Allison Vaslin

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