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Parmi celles qui n’ont pas
atteint les objectifs de rattrapage fixés par la loi SRU, Saint-Mandé et
Ormesson-sur-Marne, qui ont toutefois pu récupérer l’instruction des permis de
construire sur leur territoire, perdue trois ans auparavant.
Le verdict est tombé pour les
communes du Val-de-Marne.
Le 15 décembre dernier, la
préfecture du département a épinglé dans un communiqué les communes n’ayant pas
rempli leurs objectifs de rattrapage en termes de logements sociaux fixés par
la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), dans le
cadre du bilan triennal pour la période 2020-2022.
Ce sont donc neuf communes qui
vont faire l’objet d’un arrêté de carence pris par la préfète du département
avant la fin de l’année, précise le communiqué, à savoir Marolles-en-Brie,
Nogent-sur-Marne, Ormesson-sur-Marne, Périgny-sur-Yerres, Le Perreux-sur-Marne,
Saint-Mandé, Saint-Maur-des-Fossés, Santeny et Villecresnes.
Si Périgny-sur-Yerres,
Santeny et Villecresnes ont rejoint la liste, les autres communes mentionnées étaient
déjà en déficit de logements sociaux lors du bilan triennal de 2017-2019, et se
sont vues amendées et enjointes de remplir les même objectifs pour ces trois
dernière années. Il s’agissait en effet pour elles d’atteindre « 50 % du
nombre de logements sociaux manquants pour atteindre 25 % de logement
social » indique la préfecture.
« Ces arrêtés
comporteront, selon le cas, une ou plusieurs des sanctions prévues par la loi
en cas de carence : transfert automatique à l’État du droit de préemption
urbain, majoration du prélèvement obligatoire et pour certaines communes,
reprise par l’État de l’instruction des permis de construire. »
Ablon-sur-Seine et
Villeneuve-le-Roi « exemptées de production des logements locatifs
sociaux manquants »
Initialement, 24 communes n’ayant
pas atteint le taux cible de 25 % étaient visées par le plan de rattrapage
prévu par la loi SRU. Toutefois, Ablon-sur-Seine et Villeneuve-le-Roi ont
finalement été « exemptées de la production des logements locatifs
sociaux manquants en raison de leur inconstructibilité partielle liée au plan
d’exposition au bruit de l’aéroport d’Orly ».
Sur les 22 communes
restantes, sept ont atteint les objectifs quantitatifs et qualitatifs qui leur
avaient été fixés au titre de la période triennale 2020-2022, parmi lesquelles
Sucy-en-Brie, « dont la carence, prononcée par arrêté du 30 décembre
2020, a été levée en 2023 ».
La préfète du Val-de-Marne a ensuite
échangé avec les maires des 15 dernières communes pour comprendre les
manquements en logements sociaux avant d’écarter les neuf communes les plus
carencées susmentionnées, contre dix pour la période 2017-2019.
Cependant, de par leur
dynamisme de construction et malgré un seuil de logements sociaux encore trop
faible, les communes de Saint-Mandé et
Ormesson-sur-Marne ont pu récupérer l’instruction des permis de
construire sur leur territoire, perdu lors du précédent bilan triennal. En
revanche, ajoute la préfecture, l’État conservera l’instruction des permis de
construire de Saint-Maur-des-Fossés et du
Perreux-sur-Marne, « la part de logements social dans la production neuve dans ces deux communes
n’ayant été au cours du triennal que de l’ordre de 30 %,
soit le minimum fixé par la loi ».
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