Lutte contre les abandons d’animaux : une association val-de-marnaise demande de nouvelles mesures gouvernementales


mardi 20 août 2024 à 09:572 min

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Alors que bon nombre d’animaux ne peuvent être pris en charge faute de moyens et de place, l’association Stéphane Lamart demande notamment la mise en place d’une aide financière pour la construction de nouveaux refuges afin d’éviter la saturation de ces établissements.

Nouveau défi pour l’association Stéphane Lamart basée dans le Val-de-Marne. Dans un appel lancé au gouvernement ce mois-ci, l’association qui lutte contre toute forme de souffrance animale demande de nouvelles mesures afin de lutter contre les abandons d’animaux et de mieux prendre en charge ceux qui en ont besoin.

Selon les chiffres du service national d’identification des chiens, chats et furets du ministère de l’Agriculture I-Cad, des centaines de milliers d’animaux sont en effet abandonnés chaque année, principalement des chats.

À cette problématique de l’abandon s’ajoute celle de la prise en charge des animaux faisant l’objet d’une procédure judiciaire pour maltraitance animale qui doivent être placés dans des associations et refuges animaliers déjà saturés. L’association explique : « avec les nouveaux référents en protection animale dans les commissariats et gendarmerie, nous avons de nombreuses sollicitations pour la prise en charge [de ces animaux] auxquelles nous ne pouvons malheureusement pas répondre favorablement », prenant l’exemple d’un commissariat parisien qui a dû solliciter 40 associations de protection animale pour le retrait de 2 chiens maltraités qui n’ont finalement pas pu être pris en charge du fait de la saturation des associations et refuges.

Vers une annulation de la TVA des actes de stérilisation ?

Pour donner plus de moyens aux associations/refuges et répondre à la hausse des demandes de placement, l’association Stéphane Lamart demande au gouvernement l’annulation de la TVA portant sur les actes de stérilisation et castration des animaux afin de réduire le tarif. Cela aurait pour effet de permettre la stérilisation de plus d’animaux, et notamment les chats errants, sachant qu’un « couple » de chats peut engendrer une descendance de 20 000 chatons en quatre ans, selon la mission « Animal en ville ».

Dans le même temps, il est demandé l’instauration d’une réduction d’impôt ou de crédit d’impôt pour les particuliers voulant faire stériliser leurs animaux domestiques.

L’association souhaite également qu’une aide financière pour la construction de nouveaux refuges animaliers soit mise en place, et que soit interdite la publication de vente d'animaux sur internet, « qui permettrait également de réduire le risque de trafic d'animaux, de portées non désirées et donc de réduire les abandons », souligne Stéphane Lamart.

« Les associations et fondations de protection animale ne viv[a]nt que de la générosité du public, une aide financière de l'Etat [serait] donc bienvenue en vue des conditions difficiles auxquelles elles doivent faire face », conclut l’association.

Allison Vaslin

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