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Alors que bon nombre
d’animaux ne peuvent être pris en charge faute de moyens et de place,
l’association Stéphane Lamart demande notamment la mise en place d’une aide
financière pour la construction de nouveaux refuges afin d’éviter la saturation
de ces établissements.
Nouveau défi pour
l’association Stéphane Lamart basée dans le Val-de-Marne. Dans un appel lancé
au gouvernement ce mois-ci, l’association qui lutte contre toute forme de
souffrance animale demande de nouvelles mesures afin de lutter contre les
abandons d’animaux et de mieux prendre en charge ceux qui en ont besoin.
Selon les chiffres du service
national d’identification des chiens, chats et furets du ministère de
l’Agriculture I-Cad, des centaines de milliers d’animaux sont en effet
abandonnés chaque année, principalement des chats.
À cette problématique de
l’abandon s’ajoute celle de la prise en charge des animaux faisant l’objet
d’une procédure judiciaire pour maltraitance animale qui doivent être placés
dans des associations et refuges animaliers déjà saturés. L’association
explique : « avec les nouveaux référents en protection animale
dans les commissariats et gendarmerie, nous avons de nombreuses sollicitations
pour la prise en charge [de ces animaux] auxquelles nous ne pouvons
malheureusement pas répondre favorablement », prenant l’exemple d’un
commissariat parisien qui a dû solliciter 40 associations de protection animale
pour le retrait de 2 chiens maltraités qui n’ont finalement pas pu être pris en
charge du fait de la saturation des associations et refuges.
Vers une annulation de la TVA
des actes de stérilisation ?
Pour donner plus de
moyens aux associations/refuges et répondre à la hausse des demandes de placement, l’association Stéphane Lamart demande au gouvernement
l’annulation de la TVA portant sur les actes de stérilisation et castration des
animaux afin de réduire le tarif. Cela aurait pour effet de permettre la
stérilisation de plus d’animaux, et notamment les chats errants, sachant qu’un
« couple » de chats peut engendrer une descendance de 20 000
chatons en quatre ans, selon la mission « Animal en
ville ».
Dans le même temps, il est
demandé l’instauration d’une réduction d’impôt ou de crédit d’impôt pour les
particuliers voulant faire stériliser leurs animaux domestiques.
À lire aussi : SÉRIE « DROIT ET ANIMAUX DE LA RUE ». La gestion
des chats errants progresse à pas de fourmi
L’association souhaite
également qu’une aide financière pour la construction de nouveaux refuges
animaliers soit mise en place, et que soit interdite la publication de vente
d'animaux sur internet, « qui permettrait également de réduire le
risque de trafic d'animaux, de portées non désirées et donc de réduire les
abandons », souligne Stéphane Lamart.
« Les associations et
fondations de protection animale ne viv[a]nt que de la générosité du public,
une aide financière de l'Etat [serait] donc bienvenue en vue des conditions
difficiles auxquelles elles doivent faire face », conclut l’association.
Allison
Vaslin
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