Le Challenge « Concepts entrepreneuriat » de l’École des bio-industries a récompensé cinq nouveaux projets d’étudiants


mercredi 5 février4 min
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Dans le cadre de la 20e édition du concours, onze étudiants de l’école cergypontaine ont remporté le premier prix grâce à leur projet Sap’Uplu, une alternative écoresponsable au lavage traditionnel.

La 20e édition du Challenge « Concepts entrepreneuriat » de l’École des bio-industrie de Cergy tient ses lauréats !

Le concours, qui offre l’opportunité aux étudiants ingénieurs de 4e année d’expérimenter l’entrepreneuriat et de concevoir un projet innovant de produit ou service alliant connaissances scientifiques, marketing et stratégie d’entreprise, a récompensé cinq nouveaux projets sur les douze présentés le 17 janvier dernier à l’Institut Pierre-Simon Laplace. Thématique de cette année : l’environnement terrestre.

Les 135 étudiants en lice ont eu cinq mois pour proposer un concept sur ce thème et « mettre en synergie les compétences acquises en sciences et les compétences en marketing et entrepreneuriat », nous explique Laurence Taupin, professeure de marketing et référente Entrepreneuriat de l’EBI.

Chips aux plantes et baumes à lèvres chauffant

Si le premier prix est revenu au projet « Sap’Uplu », une alternative au lavage traditionnel qui permet une désodorisation et une désinfection rapide des textiles grâce à la vapeur, sans nécessité de passage en machine, le second prix a quant à lui été décerné au projet « Mylollie » « Plus qu’une tétine, ce dispositif médical innovant est conçu pour soulager la douleur associée aux poussée dentaires des nourrissons, tout en leur offrant un objet familier et rassurant », indique l’école.

Pour son projet de tablette revisitée de caroube saine et gourmande intitulé « Les délices de l’Olympe », un groupe d’étudiants a remporté le troisième prix. Il s’agit en effet d’une « alternative plus saine aux habitudes classiques de chocolat et de sucrerie », souligne l’école. Le projet « Tchin’chips », chips innovantes à base de plantes aux multiples saveurs, a pour sa part permis au groupe n°8 de décrocher le quatrième prix.

Le cinquième prix à quant à lui récompensé le projet « Too hot & too cold », un duo de baume à lèvres en stick « conçus pour offrir un effet chauffant ou rafraichissant, en fonction des besoins ». Un prix cœur de cœur a également été remis au projet « Le collier Vaia », un collier personnalisable pour chiens qui associe joaillerie et parfumerie, avec des métaux et une pierre de lave diffusante.

Les cinq meilleurs projets ont notamment remporté un accompagnement financier, des goodies des partenaires sponsors du concours, ainsi que des places VIP pour Roland Garros. De plus, nous précise Laurence Taupin, « les frais des étudiants engagés lors de compétitions d’innovation auxquelles ils participeront plus tard dans l’année seront pris en charge par l’école ».

Allison Vaslin

« Trois questions à » Laurence Taupin, responsable pédagogique, professeure de marketing et référente Entrepreneuriat de l’EBI (école de biologie industrielle).

JSS : 2025 marque la 20e année du Challenge « Concepts entrepreneuriat ». Comment est-il né et pourquoi ?

L.T. : Il est né de l'idée de faire travailler des étudiants ingénieurs autour de la création de startup pour développer leur esprit créatif et leur esprit d’entreprendre. C’est aussi une occasion unique pour eux de valoriser leurs doubles compétences sciences et marketing, une expérience de la gestion de projet à 11 étudiants, et un apprentissage supplémentaire des softs skills.

JSS : Sur les nombreux projets présentés au fil des éditions du Challenge, combien ont pu être concrétisés et quel est celui ou ceux qui vous ont particulièrement marqué ?

L.T. : Sur les 12 projets présentés chaque année, seuls deux ou trois se poursuivent. De 2018 à 2025, 90 étudiants ont demandé le statut étudiant entrepreneur et en 20 ans, ce sont 80 entreprises qui ont été créées par des EBIstes.

Beaucoup de projets m’ont marquée, comme Mamy Cendrine, une lessive écologique à base de cendres de bois, Savouchoc, un gâteau au chocolat avec des légumes, GoodbIce, une solution alternative au sel en hiver, ou encore Leka, le premier jouet pour enfants autistes.

JSS : L’EBI possède le plus haut taux de filles parmi ses élèves ingénieurs (80 %). Comment l’expliquez-vous ? 

L.T. : La biologie et les sciences du vivant attirent naturellement les jeunes filles et les thématiques enseignées à l’EBI telles que la cosmétique, l’alimentaire, la pharmaceutique et l’environnement renforcent ce pourcentage.

 

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