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La détention de cartouches de ce gaz hilarant est également prohibée jusqu’au 31 juillet prochain, afin de « prévenir les risques d'atteinte à la santé et à la salubrité publiques ».
Pour continuer de faire face
à la recrudescence de la consommation de gaz hilarant, le préfet du Val-d’Oise a
pris une nouvelle mesure dans le prolongement de la précédente.
Après une interdiction
temporaire qui courait déjà du 31 décembre au 31 mars, fin avril, Philippe
Court a pris un nouvel arrêté le 30
avril dernier, lequel s’étendra désormais jusqu’au 31 juillet prochain.
Le texte interdit à la fois
la consommation du protoxyde d’azote sous toutes ses formes sur la voie
publique, la détention de cartouches d’aluminium, bonbonnes et bouteilles
contenant ce gaz, ainsi que le dépôt ou l’abandon sur la voie publique de ces
contenants, ce dans l’objectif de « prévenir les risques d’atteinte à
la santé et à la salubrité publiques », détaille la préfecture.
Des dispositions applicables
à l’ensemble des communes du département, précise l’arrêté.
Le nombre de consommateurs
multiplié par 10 en 3 ans
Si le département tire la sonnette d’alarme, l’augmentation de l’usage détourné du protoxyde d’azote par les jeunes, parfois même en dehors de tout contexte festif, est constaté partout en France. En cause, notamment : la facilité à se procurer ce gaz hilarant, notamment contenu dans des cartouches pour les siphons à chantilly.
D’après un bulletin de 2022 du réseau d’addictovigilance, le nombre de personnes consommant ce gaz aurait été multiplié par dix entre 2019 et 2021, et le nombre de cas graves serait lui aussi en hausse. Au titre des séquelles, des complications neurologiques dans 80 % des cas graves. Le nombre de cas d’atteintes diagnostiquée comme centrales (médullaires) ou périphériques (neuropathies) aurait quant à lui triplé entre 2020 et 2021.
Un danger pour les
consommateurs mais également pour les autres personnes sur la voie publique. Bagarres,
dégradation de biens publics et troubles à la sécurité routière causés par des
« individus se réunissant en état évident d’intoxication au protoxyde
d’azote » sont notamment mis en évidence par l’arrêté du préfet val-d’oisien.
Si la préfecture interdit
donc l’usage et la possession de ce gaz, elle ne précise toutefois pas les
sanctions pour ceux ne respecterait pas les dispositions de l’arrêté.
Allison Vaslin
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