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À l’occasion de la journée des chercheurs de la gendarmerie le 14 février dernier, deux de ces professionnels cergypontains ont reçu un prix, l’un pour son article scientifique, l’autre pour sa thèse.
La recherche scientifique de
nouveau récompensée. Le 14 février dernier, le Centre de recherche de la
gendarmerie nationale (CRGN) a organisé, à l’École Militaire de Paris, la
journée des chercheurs de la gendarmerie, dédiée à la remise des prix 2024 de
la Gendarmerie nationale et des insignes de Docteurs par le Général 2S François
Daoust, également directeur de l’université CY Forensic School de
Cergy.
Parmi la quinzaine de
personnes récompensées ce jour-là, trois gendarmes exerçant dans l’un des
services du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale basé à Cergy ont été
distingués.
Deux gendarmes distinguées
pour leur thèse
Pour son article « Les
innovations en gendarmerie française en sciences forensiques dans le domaine de
l’identification humaine par empreinte génétique sur les 10 dernières années »,
l’adjoint au chef de la Division criminalistique biologie génétique Francis
Hermitte a obtenu le Prix de l’article scientifique. L’article fait un état des
lieux sur les innovations en identification humaine par empreinte en
gendarmerie et les perspectives futures et a été publié par la revue
scientifique Forensic
Sciences de l’American Academy of Forensic Sciences.
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Le Prix spécial du jury a de
son côté été remis à la cheffe du Département analyses génétiques Audrey
Gouello pour sa thèse portant sur « L’étude du microbiome appliquée à la
criminalistique : détermination de la nature des fluides biologiques par
l’analyse des communautés bactériennes ». Son travail qui porte sur la
détermination de la nature des fluides biologiques à partir de l'analyse des
communautés bactériennes lui a notamment conféré le grade de docteur en
biologie santé. En 2023, la cheffe d’escadron avait déjà reçu le Prix de la
recherche et de la réflexion stratégique pour son article « Analysis of
microbial communities : an emerging tool in forensic sciences ».
La troisième récompense a été
remise à la cheffe du Service central de préservation des prélèvements
biologiques Amel Larnane, qui a reçu l’insigne des docteurs pour sa thèse menée
en parallèle de ses fonctions. Intitulée « Identification par
empreintes génétiques : développement et évaluation de nouvelles méthodologies
pour l'analyse de traces d'ADN en faible quantité et/ou dégradé », sa thèse
a permis, grâce à des approches ultra-sensibles et des technologies de pointe
comme le séquençage nouvelle génération (NGS), de rendre exploitables des
échantillons qui ne l’étaient pas auparavant. « Une avancée majeure
pour l'exploitation des traces d'ADN avec un impact direct sur les procédures
judiciaires » a souligné le PJGN. La thèse a notamment été saluée par
les félicitations du jury.
Sept autres travaux ont
également été récompensés ce jour-là, à l’instar du mémoire « La
résolution des litiges du métavers – Droit des données, des administrations
numériques et des gouvernements ouverts » mené par un étudiant à
l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ainsi que la deuxième édition du Code
de la cybersécurité (Editions Lefebvre Dalloz) de Michel Séjean, qui a reçu le
Prix d’ouvrage.
Allison
Vaslin
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