Prix des chercheurs du CRGN : trois gendarmes du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale récompensés


mercredi 19 février 2025 à 10:143 min

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À l’occasion de la journée des chercheurs de la gendarmerie le 14 février dernier, deux de ces professionnels cergypontains ont reçu un prix, l’un pour son article scientifique, l’autre pour sa thèse.

La recherche scientifique de nouveau récompensée. Le 14 février dernier, le Centre de recherche de la gendarmerie nationale (CRGN) a organisé, à l’École Militaire de Paris, la journée des chercheurs de la gendarmerie, dédiée à la remise des prix 2024 de la Gendarmerie nationale et des insignes de Docteurs par le Général 2S François Daoust, également directeur de l’université CY Forensic School de Cergy.

Parmi la quinzaine de personnes récompensées ce jour-là, trois gendarmes exerçant dans l’un des services du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale basé à Cergy ont été distingués.

Deux gendarmes distinguées pour leur thèse

Pour son article « Les innovations en gendarmerie française en sciences forensiques dans le domaine de l’identification humaine par empreinte génétique sur les 10 dernières années », l’adjoint au chef de la Division criminalistique biologie génétique Francis Hermitte a obtenu le Prix de l’article scientifique. L’article fait un état des lieux sur les innovations en identification humaine par empreinte en gendarmerie et les perspectives futures et a été publié par la revue scientifique Forensic Sciences de l’American Academy of Forensic Sciences.

Le Prix spécial du jury a de son côté été remis à la cheffe du Département analyses génétiques Audrey Gouello pour sa thèse portant sur « L’étude du microbiome appliquée à la criminalistique : détermination de la nature des fluides biologiques par l’analyse des communautés bactériennes ». Son travail qui porte sur la détermination de la nature des fluides biologiques à partir de l'analyse des communautés bactériennes lui a notamment conféré le grade de docteur en biologie santé. En 2023, la cheffe d’escadron avait déjà reçu le Prix de la recherche et de la réflexion stratégique pour son article « Analysis of microbial communities : an emerging tool in forensic sciences ».

La troisième récompense a été remise à la cheffe du Service central de préservation des prélèvements biologiques Amel Larnane, qui a reçu l’insigne des docteurs pour sa thèse menée en parallèle de ses fonctions. Intitulée « Identification par empreintes génétiques : développement et évaluation de nouvelles méthodologies pour l'analyse de traces d'ADN en faible quantité et/ou dégradé », sa thèse a permis, grâce à des approches ultra-sensibles et des technologies de pointe comme le séquençage nouvelle génération (NGS), de rendre exploitables des échantillons qui ne l’étaient pas auparavant. « Une avancée majeure pour l'exploitation des traces d'ADN avec un impact direct sur les procédures judiciaires » a souligné le PJGN. La thèse a notamment été saluée par les félicitations du jury.

Sept autres travaux ont également été récompensés ce jour-là, à l’instar du mémoire « La résolution des litiges du métavers – Droit des données, des administrations numériques et des gouvernements ouverts » mené par un étudiant à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ainsi que la deuxième édition du Code de la cybersécurité (Editions Lefebvre Dalloz) de Michel Séjean, qui a reçu le Prix d’ouvrage.

Allison Vaslin 

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