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Les pratiques commerciales
trompeuses ont été au cœur des préoccupations du service public lors du
contrôle de 305 établissements en 2022. Une enquête qui a engendré près de 190
sanctions diverses parmi lesquelles des injonctions et des procès-verbaux administratifs.
Dans le (rétro)viseur de la
Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression
des fraudes (DGCCRF), le secteur du transport public particulier de personnes a
fait l’objet d’une enquête de la part du service public en 2022. Et pour cause,
de nombreux signalements de la part des consommateurs et des fédérations
professionnelles lui ont été rapportés au cours de l’année passée.
Ainsi, 305 établissements ont
été contrôlés (VTC, taxis indépendants, centrales des taxis et chauffeurs). L’enquête
a alors révélé que plus d’un tiers de ces établissements présentaient des
anomalies, (35,41 %). Un taux qui représente en grande partie les
pratiques commerciales trompeuses sur lesquelles l’attention de la DGCCRF s’est
particulièrement portée, est-il précisé sur son site Internet.
Les mentions portant à
confusion comme anomalies principales
Parmi elles, les mentions
portant à confusion sont légion, selon l’administration, qui a notamment
contrôlé la qualité du professionnel (VTC ou taxi), par exemple si un VTC
n’utilise pas à tort dans son référencement le terme « taxi » « laissant
croire au consommateur qu’il est chauffeur de taxi », mais aussi
l’identité de la société, en prêtant attention à ce qu’une société ou un
indépendant n’utilise pas un logo ou le nom d’une autre société existante sans
autorisation et qui de surcroit trompe le consommateur et fait office de
concurrence déloyale vis-à-vis de ces sociétés « volées ».
En outre, la DGCCRF a veillé
à ce que les établissements soient en conformité en matière d’information sur
la commune de rattachement des taxis, la zone géographique ayant une incidence
sur la facturation des « frais d’approche ». Une pratique trompeuse
très souvent signalée par les professionnels auprès des services de
l’administration, mentionne-t-elle dans ses conclusions.
À lire aussi : Bilan 2022 de la DGCCRF : 60 % des contrôles ont
porté sur la protection économique du consommateur
Le service public a également
constaté divers manquements tels que l’absence des informations obligatoires
relatives à la possibilité de consulter un médiateur de la consommation en cas
de litige et ses coordonnées, ou encore l’absence d’affichage obligatoire des
conditions de remise de facture et la présence de mentions légales incomplètes
ne respectant pas les règles générales de protection économique des
consommateurs sur les sites Internet.
183 sanctions prononcées dans
le cadre de ces abus
Face aux manquements et
pratiques commerciales trompeuses et déloyales, la DGCCRF a prononcé 183
sanctions. 90 avertissements ont ainsi été dressés, de même que 74 injonctions,
14 procès-verbaux administratifs et 5 procès-verbaux pénaux.
À l’heure où le secteur du
transport public particulier des personnes « est en plein essor »,
rappelle l’administration, il convient d’être vigilants et de rapporter les cas
d’abus auprès de la DGCCRF.
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