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Si les pouvoirs publics ont fourni des efforts pour
contrer les effets d’exclusion que peut provoquer la numérisation des services
publics, une partie encore importante de la population a des difficultés pour
réaliser ses démarches administratives en ligne. C’est d’ailleurs ce que met en
lumière le rapport « Dématérialisation des services publics :
trois ans après, où on est-on ? » publié par de la Défenseure des
droits.
Le rapport réalisé par la Défenseure des droits portant
sur la dématérialisation des services publics souligne que si la transformation
numérique fait partie intégrante de notre écosystème, des marches importantes
restent encore à gravir et les chiffres le prouvent puisqu’en 2021, près de
115 000 réclamations ont été adressées à la Défenseure des droits (contre
environ 100 000 en 2020), dont près de 80 % concernaient les services publics.
Mais ce rapport ne s’arrête pas au constat, puisqu'il dresse 38 recommandations, destinées à promouvoir « une autre
approche ».
Si de
nombreux efforts ont été faits pour simplifier les démarches administratives et
pour résorber la fracture numérique, notamment grâce aux efforts de pédagogie
et de simplification de la compréhension des démarches, le rapport de la
Défenseure des droits reproche à l’administration de souvent oublier
l’usager : « Le processus de dématérialisation semble reposer
implicitement sur une conception spécifique de ce que doit être l’usager
aujourd’hui, à l'ère du numérique : un acteur parfaitement autonome, qui
ne mobilise pas les ressources administratives », relève ainsi le
rapport.
Avec
à la clef un constat fort : « pour ceux qui n’y arrivent pas, la
dématérialisation forcée est une forme de maltraitance institutionnelle »,
notamment pour les plus précaires. « Les démarches numériques apparaissent
comme un obstacle parfois insurmontable pour les personnes en situation de
précarité sociale, alors même que ce sont celles pour lesquelles l’accès aux
droits sociaux et aux services publics revêt un caractère vital »,
souligne ainsi la Défenseure des droits, Claire Hédon. Et ce, sans compter les
administrations qui assument imposer a` leurs usagers des démarches
exclusivement dématerialisés, augmentant le taux de non-recours ou
d’exclusion des dispositifs.
En
réalité, ce que mettent en lumière ces travaux, c’est que « la
dématérialisation, telle qu’elle a été conduite jusqu'à présent,
s’accompagne d’un report systémique sur l’usager de tâches et de coûts qui
incombaient auparavant à l’administration », pour Claire Hédon. Une
économie de ressource qui se fait donc au détriment des usagers.
Un constat qui appelle à un renversement de
perspectives, afin « d’offrir aux usagers la possibilité de choisir
réellement leurs modes d’interaction avec les administrations afin que le
service public s’adapte aux besoins et aux réalités des usagers et non
l’inverse » (Défenseure des droits, Dématérialisation des services
publics : trois ans après, où en est-on ?, 2022).
Concrètement,
Claire Hédon met en avant la nécessité que les procédures dématérialisées soient uniquement une alternative aux autres modes de communication, au libre
choix de l’usager, « et non un carcan imposé à tous ». Elle
recommande donc l’ouverture de guichets physiques pour améliorer
l’accompagnement des particuliers moins à l’aise avec le numérique.
Parmi les autres points d’évolutions recommandés,
également, l’intensification de la mise en place de coffres-forts numériques
pour que les usagers ne perdent pas leurs droits. « Le coffre-fort
numérique permet de conserver des copies numériques de documents
administratifs, d’enregistrer des évènements avec un système de rappel par
SMS, de conserver des contacts et des notes utiles. Les personnes qui disposent
d’un tel coffre-fort peuvent, même sans avoir d’adresse mail, adresser via le
coffre-fort leurs pièces à des administrations. »
L’ère est maintenant à la rationalisation des démarches
et des processus aussi côté entreprises. Les enjeux de sécurité
devenant désormais l’une des premières préoccupations des DSI et des
dirigeants, la demande d’outils techniques pour gérer de manière dématérialisée
et sécuriser l’ensemble des données informatiques. Coffre-fort numériques,
système d’archivage électronique, sécurité blockchain… Autant d’outils et
d’acteurs sont désormais disponibles sur le marché afin de préserver l’activité
numérique, conseiller et accompagner les chefs d’entreprises sur le
développement de leur activité et les assister dans leurs investissements
numériques. C’est notamment le cas de MonJuridique.Infogreffe, une plateforme
facile d’accès qui simplifie le quotidien des directions juridiques et
financières, en proposant trois principaux services : registres,
assemblées générales et gestion des parts sociales…
Leur défi maintenant ? Consacrer suffisamment de
moyens à leur accompagnement, continuer d’investir dans leur croissance et
perpétuer cette dynamique dans les prochains mois. C’est dans cette optique que
de nombreux nouveaux services ont vocation à donner des outils aux chefs
d’entreprise qui leur permettent de gérer et d’automatiser l’intégralité du
cycle de la vie juridique d’une entreprise, tout en garantissant la confiance
et la sécurité technique et juridique, ainsi que le respect des règles de
souveraineté nationale.
Simon de Charentenay,
CEO de
Monjuridique.Infogreffe
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