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JSS : Pourquoi la Gironde a-t-elle été choisie pour cette expérimentation ? Comment le projet a-t-il vu le jour ?
Lucie Raimbault : Nous profitons ici de structures de tailles conséquentes, au sein desquelles des plateformes telles que Ma Sécurité, qui permet aux victimes de porter des pré-plaintes en ligne, sont très utilisées. L’hôtel de police de Bordeaux connait en particulier une forte activité en termes de quantité de plaintes déposées. Cette expérimentation profitait donc d’un système déjà bien installé. En ce qui concerne sa genèse, une équipe projet a été mise en place dans le cadre du rapprochement police-population annoncé par Emmanuel Macron, face à un constat évident : les commissariats sont saturés et il devient urgent de désengorger leurs salles d’attente. Il s’agit en parallèle de simplifier les démarches des usagers et des victimes. Le dispositif que nous testons depuis le 19 décembre 2023 est différent de Visioplainte, expérimenté pour sa part dans la Sarthe et les Yvelines et qui permet d’organiser une visio-conférence entre la victime et un plaintier [Emmanuel Macron a annoncé sa généralisation à tout le territoire en février dernier, ndlr].
JSS : Comment fonctionne précisément ce dispositif de plainte en ligne ?
L. R.: Avec la possibilité de pré-plainte en ligne, la victime était obligée de venir systématiquement sur
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