Justice restaurative : « Il reste beaucoup de sensibilisation à faire dans le monde judiciaire »


lundi 18 mars 2024 à 17:181 min

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En août prochain, l’inscription de la justice restaurative dans le Code de procédure pénale aura 10 ans. Mais malgré son ancienneté, ce dispositif peine à s’installer en France, notamment auprès d’une partie des professionnels du droit qui méconnaissent ou découragent la pratique. Pourtant, cet outil porte ses fruits auprès des victimes et des auteurs, sans empiéter sur la procédure de justice pénale.

Dix personnes assises en cercle dans une salle ordinaire. Quatre victimes, quatre auteurs d’infractions et deux médiateurs formés à la justice restaurative se font face. L’affiche du film de Jeanne Henry, Je verrai toujours vos visages, est aussi sobre que le dispositif qu’elle filme. Son œuvre a conquis 1,2 million de spectateurs. « Mais jusqu’à il y a encore 4 ou 5 ans, la justice restaurative, personne ne savait ce que c’était », reconnaît Héloïse Squelbut, coordinatrice régionale de l’antenne nord-est à l’Institut français pour la justice restaurative (IFJR). « C’était un élément de déco », ironise la responsable, invitée à s’exprimer à l’occasion d’une table ronde dédiée à cet OVNI juridique le 14 mars au tribunal de Paris.

Consacrée dès 2014 dans la loi, la justice restaurative se conçoit comme un « espace de parole sécurisé» entre des victimes et des auteurs, qui se rencontrent notamment pour échanger sur

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