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Dans le cadre de la politique « justice de proximité »,
300 nouveaux juristes assistants seront recrutés en 2023 pour soutenir les
magistrats. Ils changeront par ailleurs de nom, puisque le ministre de la
Justice a annoncé la création, à la place, de la fonction « d’attaché
de justice ».
Lors d’un déplacement au tribunal judiciaire de Reims, le garde
des Sceaux Éric Dupond-Moretti a annoncé le recrutement de 300 nouveaux
juristes assistants à la rescousse des magistrats. En effet, alors que 935 juristes assistants travaillent
actuellement (contre 189 en 2017) au sein des tribunaux judiciaires et cours d’appel,
leur nombre va s’étoffer de 33 % en 2023. En outre, pour « s’inscrire
durablement » dans les juridictions, ils pourront également bénéficier
d’un CDI.
Une mesure qui s’inscrit dans la démarche globale de recrutement
et de pérennisation de 2 000 contractuels afin de renforcer les équipes
autour des magistrats (greffiers, juristes assistants, contractuels,
assistants spécialisés et délégués du procureur) et de permettre aux
juridictions de diminuer le délai de traitement des dossiers et de réduire les
stocks. Le tout dans le cadre de la politique « justice de proximité »
lancée il y a deux ans, qui vise notamment une
justice plus rapide pour les justiciables pour les procédures au civil.
À lire aussi : Que
contient le plan de la transformation numérique pour le ministère de la Justice
?
Le ministre a également indiqué la création de la fonction d’ « attaché
de justice », dans une optique de « professionnalisation ».
Cette dernière, qui pourra être confiée soit à un fonctionnaire soit à un contractuel,
se substituera aux actuels juristes assistants, et comprendra des missions
généralistes incluant l’aide à la décision, le soutien aux politiques publiques
et partenariales, ou encore l’établissement de diverses réquisitions en matière
pénale. Les attachés de justice auront la possibilité d’intégrer l’École
nationale de la magistrature (ENM) après trois ans grâce à une passerelle
dédiée : ils y bénéficieront d’une formation et prêteront serment, indique
le ministère de la Justice.
Des délais de traitement des
affaires plus rapides au civil
Outre les efforts sur les
recrutements, le garde des Sceaux a dressé un bilan positif de la justice de
proximité, deux ans après sa mise en place. Pour Éric Dupond-Moretti, « le
cap est très clair, et les résultats sont là. Les mesures (…) ont un impact
concret sur la vie quotidienne des justiciables, qui en avaient assez de ne pas
voir leur justice réagir assez vite ».
En matière civile, et plus
précisément de contentieux des affaires familiales, sur 161 tribunaux
judiciaires, seuls quatre ont vu leurs stocks augmenter et 97 % des
juridictions ont vu leurs stocks baisser, soit une baisse globale de 28,35 %
des stocks en deux ans. Par ailleurs, concernant le contentieux des pôles
sociaux, sur 114 tribunaux judiciaires, seuls huit ont vu leurs stocks
augmenter et 93 % des juridictions ont vu leurs stocks diminuer, soit une
baisse globale de 31,23 % des stocks en deux ans.
Pour rappel, la politique
publique « justice de proximité », sur son volet civil, vise à
réduire les délais de jugement des divorces, des tutelles et plus largement des
litiges de la vie quotidienne. Sur son volet pénal, elle vise à lutter contre « les
incivilités du quotidien » en leur apportant une réponse rapide. Au
total, cette année, le budget consacré à la justice de proximité sera de 222
millions d’euros.
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