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L’auteur a remporté la
deuxième édition du prix, après un processus de trois mois impliquant plus de
600 détenus au sein de 40 établissements pénitentiaires qui a permis de départager
les 16 livres en compétition.
Lancé en septembre dernier
au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes, la deuxième édition du Concours
des détenus a connu son dénouement jeudi 14 décembre. Et après des
délibérations nationales au Centre national du livre, c’est l’écrivain Mokhtar
Amoudi qui a remporté le prix pour son livre « Les conditions idéales ».
L’ouvrage a été plébiscité parmi
les 16 livres sélectionnés par un jury de dix personnes incarcérées
représentant les dix directions interrégionales de l’administration
pénitentiaire qui ont ensuite pu échanger avec les académiciens et auteurs
présents.
Le roman raconte l'histoire
de Skander, un jeune garçon placé à l'Aide sociale à l'enfance depuis son plus
jeune âge. Passionné par la lecture et curieux de tout, sa vie prend un
tournant décisif lorsqu'il arrive chez Madame Khadija à Courseine, en banlieue
parisienne. Au collège, il est influencé malgré lui par les jeunes de son quartier.
La rue l’éloigne chaque jour un peu plus de ses rêves d'enfant.
© Gallimard
« Avec "Les
conditions idéales", Mokhtar Amoudi signe un roman d'apprentissage au
charme irrésistible », décrit son éditeur Gallimard. Il s’agit du
premier roman de l’auteur de 35 ans, qui succède à Sarah Jollien-Fardel, prix
Goncourt des détenus 2022 pour son ouvrage « Sa préférée ».
« Cette ultime
séquence est l’aboutissement d’un projet porté sur tout le territoire national
par l’administration pénitentiaire et le Centre national du Livre, sous le haut
patronage de l’Académie Goncourt », s’est félicité le ministère de la
Justice dans un communiqué.
À
lire aussi : Les inscriptions à
la 14e édition du concours de plaidoirie Georges Vedel sont ouvertes
Entre le 27 novembre et le 5
décembre, les représentants de chaque établissement se sont réunis pour les
délibérations interrégionales dans des lieux culturels ou par visioconférence,
afin de défendre les trois choix littéraires de leur établissement, pour
ensuite aboutir à la sélection de trois ouvrages par direction interrégionale
de l’administration pénitentiaire.
Près de 600 détenus au sein
de 40 établissements pénitentiaires se sont réunis chaque semaine pendant trois
mois afin d’échanger sur la lecture des 16 ouvrages présélectionnés pour le
prix Goncourt. Ils ont été accompagnés par des professionnels pénitentiaires,
enseignants et partenaires extérieurs le long du processus, a précisé la
Chancellerie.
Depuis le mois d’octobre, près de 60 rencontres au sein des établissements ou en visioconférence ont été organisées avec les auteurs en lice. « Preuve du dynamisme et de l’attrait de cette seconde édition, cela représente une hausse de 120 % des rencontres avec les auteurs par rapport à l’an passé », s’est également réjoui le ministère.
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