Tech for Future : l’Europe du numérique se congratule à l’ombre des Gafam


mardi 2 avril 20242 min

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DSA, DMA, AI Act… Si l’Europe est à l’offensive sur la régulation d’Internet, les Gafam mènent toujours la danse économique. Ce paradoxe était au cœur des débats de la journée Tech for Future 2024 réunissant décideurs politiques et chefs d’entreprise, organisée par le journal La Tribune à quelques mois des élections européennes.

Douze étoiles dorées défilent sur un écran géant. Le décor de la salle du cinéma le Grand Rex, à Paris, aménagé pour recevoir la journée de débats Tech for Future 2024, ne laisse aucun doute : l’Europe numérique est dans toutes les têtes. Pour la 12ème édition de ce grand rassemblement consacré à l’écosystème des nouvelles technologies, le journal La Tribune a réuni, le 28 mars, start-ups, experts et politiques autour d’une seule et même question : « Tech européenne, le temps du réveil ? ». Après une année marquée par de nombreux textes communautaires ambitieux en matière de régulation du numérique, et à quelques mois des élections européennes, l’heure est aux bilans – des progrès accomplis comme des risques à affronter.

Star du show, le commissaire européen Thierry Breton s’est livré à un autosatisfecit de son action à la tête du marché intérieur, au rythme des « Impossible n’est pas Breton » répétés par le directeur de rédaction de La Tribune, Philippe Mabile. Data Governance Act, Digital Service Act (DSA), Digital Makets Act (DMA) ou encore l’AI Act… Le Français a de quoi se vanter d’être celui qui a harnaché les multinationales du numérique un peu trop disruptives. « Que ce soit les Gafam ou des pays, [ces législations] nécessitent de changer son comportement », affirme le commissaire, qui revendique d’avoir davantage fait évoluer certains géants « en dix jours que [d’autres] en plusieurs années ». Et pour cause : en cas de non-respect de ces textes, les entreprises risquent une sanction allant jusqu'à 10% de leur chiffre d'affaires. « Le monde entier regarde l’Europe.

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