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AVEC AFP. Les automobilistes et les propriétaires devront encore composer avec des primes d’assurance en hausse en 2027. Selon deux études sectorielles, les tarifs pourraient progresser de 3 à 7 % selon les contrats. Les assureurs invoquent la multiplication et le renchérissement des sinistres, notamment sous l’effet des événements climatiques et du coût des réparations.

Les tarifs des assurances habitation et automobile devraient encore augmenter en 2027, à un rythme supérieur à l’inflation actuelle, selon deux études publiées lundi.
La profession défend un mouvement logique, engendré par des sinistres plus fréquents et plus coûteux à indemniser. Les hausses prévues pour 2027 dépassent l’inflation constatée en août 2026 en France, de 2,4 % sur un an.
Le cabinet Facts & Figures, spécialiste du secteur, anticipe une hausse de 5 % à 6 % des primes des assurances multirisques habitation (MRH) l’an prochain, quand son concurrent Addactis table sur une fourchette autour de 7 %, soit entre 20 et 25 euros hors taxes sur l’année par contrat.
La hausse moyenne est moins marquée pour l’assurance automobile : entre 3 et 4% selon Facts & Figures et jusqu’à 4,5% pour Addactis. Elle est cependant comparable en montant – environ 20 euros hors taxes -, car les primes d’assurance automobile sont en moyenne plus chères que les primes d’assurance habitation.
Bien supérieures à l’inflation en France, mesurée mi-septembre par l’Insee à 2,4 % sur un an, ces prévisions prolongent les hausses de prix déjà enregistrées ces dernières années. Après de nettes augmentations en 2024, en 2025, la prime moyenne hors taxes des assurances multirisrisques habitation avait grimpé de 7,8 %, et de 6,5 % pour un véhicule de première catégorie, selon France Assureurs. Pour 2026, les professionnels anticipaient également de nouvelles flambées, de 7 à 8 % pour l’habitation et de 5 à 5,5 % pour l’automobile.
Des projections qui constituent toutefois des moyennes nationales. Car la hausse réellement appliquée peut varier sensiblement selon le profil de l’assuré, le logement ou le véhicule concerné. Ainsi, s’agissant de l’automobile, le modèle, l’équipement et le coût de ses réparations peuvent faire sensiblement varier la prime.
Les assureurs n’ont pas le choix, arguent-ils. Ils ne font selon eux que répercuter des coûts qu’ils subissent : ceux des tempêtes, des incendies ou des orages de grêle, plus nombreux, ceux des matériaux nécessaires aux réparations, toujours plus chers…
« La hausse des coûts de l’assurance est d’abord la conséquence de la montée et de l’évolution des risques auxquels nous sommes collectivement confrontés », a justifié Florence Lustman, la présidente de France Assureurs, dans une déclaration transmise à l’AFP. « Les sinistres sont plus fréquents, plus sévères et leur coût augmente, notamment sous l’effet de la hausse du prix des matériaux, des réparations et des prestations », a ajouté la patronne du lobby des compagnies d’assurance.
La prime d’assurance croît en effet à mesure que s’intensifie le changement climatique, causé par l’activité humaine : les catastrophes naturelles deviennent plus fréquentes, plus violentes, et engendrent donc davantage de dégâts sur les habitations et le parc automobile.
Par ailleurs, la progression des ventes de voitures hybrides et électriques, généralement plus chères que des véhicules thermiques, plus sophistiquées et plus difficiles à réparer, tire les tarifs de l’assurance automobile vers le haut.
Une aubaine pour les assureurs. La première compagnie française, Axa, a battu son record en termes de bénéfice net l’an dernier, et vise désormais la barre symbolique des 10 milliards d’euros.
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