Concours de plaidoiries 2020 du Mémorial de Caen : pour la défense des droits de l’homme


mercredi 5 février 2020 à 10:3213 min

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Les 24, 25 et 26 janvier derniers, le Mémorial de Caen a été le théâtre de la nouvelle édition du Concours de plaidoiries 2020. Un rendez-vous annuel consacré à la défense des droits humains, divisé en trois parties : le concours de plaidoiries des lycéens, celui des élèves-avocats et celui des avocats. Á cette occasion, les lauréats de chaque compétition ont été distingués pour leur éloquence. Retrouvez dans ce numéro les plaidoiries des trois candidats arrivés premiers de leur catégorie.




Alors que nous célébrions, le 27 janvier dernier, le 75e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau, le Mémorial de Caen, musée consacré à l’histoire du XXe siècle, à la Seconde Guerre mondiale, au Débarquement de juin 1944 et à la Bataille de Normandie, qui porte en lui la fragilité de la paix, accueillait entre ses murs les Concours de plaidoiries 2020. Le maire de Caen, Joël Bruneau, rappelait ainsi dans un post sur Twitter la force symbolique de ce lieu, au moment où le site recevait, le 26 janvier dernier, le 31e Concours international de plaidoiries se déroulent :
« Un lieu symbolique pour combattre et éveiller les consciences sur les atteintes aux droits fondamentaux qui, malgré les leçons de l'Histoire, continuent d’être commises à travers le monde », déclarait-il.


Jean-Marie Girault, ancien maire et fondateur du Mémorial, inauguré le 6 juin 1988, a vécu les bombardements alliés sur Caen. Ce dernier disait « savoir le prix de la liberté ». Cette liberté, les lycéens, élèves-avocats et avocats sont venus la défendre en ce dernier week-end de janvier, se succédant chacun leur tour sur la scène de l’Auditorium pour déclamer, devant un public nombreux, leur plaidoirie. Trois jours pour trois concours et trois lauréats, avec un seul mot d’ordre :
la défense des droits humains.


 


23e Concours de plaidoiries des lycéens : 1 200 candidatures, 16 finalistes et 4 lauréats


 

Les lauréats lycéens



Les Concours de plaidoiries 2020 ont débuté, le vendredi 24 janvier dans la matinée, avec les candidats lycéens.


Le directeur du Mémorial de Caen, Stéphane Grimaldi, a donné le coup d’envoi de cette nouvelle édition en remerciant les partenaires, la Région Normandie, la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN), Reporter sans Frontières, Amnesty International et le magazine Phosphore, à qui il doit notamment la tenue de cet événement. Stéphane Grimaldi a aussi remercié la centaine de personnes qui prépare pendant plusieurs mois cette manifestation. Puis, s’adressant au public de lycéens présent ce jour, à qui il a demandé bienveillance et soutien pour les candidats qui allaient par la suite se succéder sur la scène, il leur a fait part de l’importance particulière que ce concours représente : « C’est à ce concours auquel nous sommes le plus attachés, a-t-il confié, car il dit, chaque année, à quel point votre génération est éprise de justice ». « Votre génération est formidable ! » les a-t-il félicités. « Ce qui se passe sur cette scène est un moment important de notre vivre-ensemble, de ce que nous sommes collectivement », a-t-il ensuite rappelé.


Bertrand Deniaud, conseiller régional de Normandie, s’est ensuite exprimé, se disant en premier lieu « très heureux d’accueillir en ce jour toute la jeunesse de France ». Félicitant les quatorze équipes candidates, « tous motivés par cette volonté de se dépasser, de surpasser sa timidité naturelle », Bertrand Deniaud a soulevé leurs exploits : « Ce qu’ils font est exceptionnel, il faut vraiment le saluer ! » « À cet âge où l’on devrait n’avoir qu’insouciance et inconscience, on se rend compte que votre génération est celle qui porte de l’angoisse, la peur de l’avenir – professionnel, climatique, de paix ou de guerre », a-t-il constaté. « Nous allons avoir la démonstration de leur sincérité, de leurs envies, de leurs espoirs, a-t-il assuré, nous allons entendre une génération forte, une génération audacieuse, une génération courageuse mais anxieuse ».


Mais pour le conseiller régional, cette prise de parole est aussi une façon, pour sa génération, de prendre conscience en miroir de ses propres responsabilités : « Chaque génération est responsable de ce qu’elle laisse à la génération suivante », a-t-il rappelé. Ce dernier s’est toutefois dit optimiste en l’avenir, face à la détermination de la jeunesse : « Notre futur est entre de bonnes mains, parce que cette jeunesse est volontaire, mature – peut-être trop mature, responsable – peut-être trop responsable, peut-être top tôt. »


« À vous de nous convaincre, à vous de nous passionner, à vous de nous montrer que rien ni personne ne pourra vous empêcher de défendre la cause qui vous est chère, qui vous semblera juste. Dites-vous que chacun peut être défendu en tout liberté, en toute autonomie. Que l’on peut dire partout, à tout le monde, dans le respect et la tolérance ce que l’on pense, et avec ouverture d’esprit. C’est là la condition de la survie de notre belle nation. Parlez-vous, débattez, convainquez, mais surtout respectez l’autre », a-t-il prodigué, avant de souhaiter le meilleur aux candidats, en leur adressant un dernier conseil : « ne perdez jamais espoir ».


Le président du jury de cette 23e édition, le photographe et reporter de guerre Patrick Chauvel, a enfin ouvert officiellement le concours, rendant hommage avant tout à ce lieu de commémoration et aux 30 000 civils tués lors la de libération de la Normandie.


Félicitant les candidats du jour, il n’a pas manqué de rappeler l’importance de leur action : « la Déclaration universelle des droits de l’homme n’est que des mots, elle n’est rien, elle ne peut exister que si elle est défendue », a-t-il ardemment déclaré, avant de confier aux lycéens quelques anecdotes sur son métier : il a notamment évoqué un jeune Somalien, à qui il a dû expliquer, avec quelques difficultés, ce qu’était la paix ; ou encore ce médecin syrien qui a souhaité utiliser les médias et, parlant face caméra, a dénoncé l’absence d’action de sa génération. « On a une responsabilisé en tant que journaliste, notre métier c’est la transmission », a affirmé Patrick Chauvel, à ceux qui, à leur tour, allaient quelques minutes plus tard, défendre leur cause.


Avant de laisser la place aux candidats, le président du jury a confié au public lycéen un dernier épisode vécu à l’occasion de ses déplacements : en Algérie, à l’époque du GIA, un journaliste, recherché par le gouvernement algérien, avait ainsi professé dans un édito : « Si tu ne parles pas, tu es comme mort, si tu parles, on te tue. Alors parle, et meurt ». Il avait été tué 24 heures après la publication dans son pays. « C’est important de prendre des risques, de parler, d’être volontaire », a fermement formulé Patrick Chauvel, toutes ces causes ont besoin de votre talent, et c’est la seule exigence. »


Avant d’inviter les élèves lycéens à rejoindre la scène de l’Auditorium, il s’est une dernière fois adressé à eux et au public présent en ces termes : « Vous avez la chance de pouvoir vous exprimer. Plein de pays, plein de peuples n’arrivent pas à faire passer leur message. Alors merci d’être là. »


16 élèves finalistes sont venus défendre, seuls ou en binôme, une cause, devant une salle pleine. Le mode de sélection avait cette année été modifié, se faisant désormais par le biais d’une vidéo de présentation d’une minute postée par les candidats. Le comité de sélection avait visionné pas moins de 1 200 vidéos avant de faire une première sélection. Puis, en décembre dernier, dans les capitales régionales, 12 jurys ont assisté à la présentation de dix plaidoiries, pour au final n’en sélectionner qu’une. Aussi, ce sont ces 16 finalistes qui ont été réunis le 24 janvier dernier sur la scène de l’Auditorium de Caen, face à une salle comble. Ils avaient huit minutes pour plaider, pour convaincre, et pour dénoncer un cas d’atteinte aux droits de l’homme.


Les candidats n’étaient pas uniquement jugés sur leur aisance orale, mais aussi sur leur argumentation, leurs références juridiques et leur conviction. Ainsi, par le choix de leur sujet, la précision de leurs mots et leur force de persuasion, quatre orateurs se sont particulièrement démarqués ce jour. Jean Franco Fernandez Leonarte (Brest) a remporté le 4e prix doté par Reporters sans frontières pour sa plaidoirie « Les droits de l’homme, pas de l’esclave » ; Alia Ijioui (Le Mée-sur-Seine) pour sa plaidoirie intitulée « Une usine à bébés nigériane », s’est vue attribuer deux distinctions : le 3e prix doté par Amnesty International et le prix du jury lycéen par le magazine Phosphore ; Séphora Joseph (Guadeloupe) a reçu le 2e prix doté par la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN) pour « Les Restaveks ». Enfin, Silvère Gauchet, avec sa plaidoirie « Né sous XXY », s’est vu remettre le 1er prix doté par la région Normandie et le Mémorial de Caen. Ce dernier a ainsi remporté un voyage de trois jours à New York, comprenant la visite du siège de l’ONU.


 


10e Concours de plaidoiries des élèves-avocats : des orateurs « splendides » 



Les lauréats élèves-avocats et les deux présidents du jury


Au lendemain du concours des lycéens, le Mémorial accueillait les élèves-avocats. « Ce concours, c’est le chainon manquant entre les lycées du vendredi et puis les avocats du dimanche », a formulé l’avocat Dominique Marçot en préambule. comparant l’éloquence à un fruit : « les lycéens, c’est encore un peu vert, et les avocats sont un peu mûrs : les élèves-avocats sont splendides ! ». Destiné aux 11 écoles d’avocats de France, ce concours accueillait déjà des gagnants, a-t-il souligné, à savoir les lauréats de chaque école, qui ont su déjà faire leurs preuves face à la vingtaine voire à la cinquantaine de candidats parfois présents.


Ce jour, le public a ainsi pu assister à la « quintessence de la qualité », s’est exclamé l’avocat, avant d’accueillir sur la scène les deux présidents du jury, Christian Charrière-Bournazel, secrétaire de la Conférence en 1973, ancien bâtonnier de Paris, ancien président du CNB et membre de la Fédération internationale des droits de l’homme en tant qu’observateur, et Renaud Van Ruymbeke, juge d’instruction, « le plus célèbre des magistrats discrets et le plus discret des magistrats célèbres », qui a d’ailleurs débuté sa carrière au parquet de Caen – « carrière difficile et courageuse », a précisé l’avocat –,
pour terminer au pôle financier de Paris. Ces derniers, aux côtés des membres du jury composé de journalistes, d’un chroniqueur judiciaire, de membres du mémorial, d’un bâtonnier et d’un éditeur, ont alors eu la lourde tâche de départager les candidats.


Renaud Van Ruymbeke, « très heureux de coprésider ce jury », a accueilli les candidats, qui, avec des « textes courts mais très engagés, ont défendre cette éloquence ». Le bâtonnier Christian Charrière-Bournazel a de son côté fait part du « grand bonheur » qui était le sien de voir un public si nombreux venu « assister à la célébration de la parole ». Citant Sénèque, celui-ci a rappelé que la rhétorique était là pour convaincre, et non pour tromper : « La rhétorique, c’est cultiver le beau pour exprimer le vrai ».


Trois prix distinguant les causes qui ont été les mieux défendues sont venus récompenser trois plaidoiries : Alexandre Del Vecchio (École des avocats de Bordeaux) a reçu le Prix des droits de l’homme d'une valeur de 750 euros, offert par les présidents des écoles d’avocats, pour sa plaidoirie intitulée « Humilié au nom de la sécurité ». Le jury a décerné le Prix des Libertés et de la Paix, d'une valeur de 1 500 euros, offert par le conseil d’administration des écoles d’avocats, à Nicolas Chambardon (École des avocats de Marseille), pour « Un dernier cri avant l’oubli ». Enfin, le Grand prix du Mémorial de Caen, d'une valeur de 2 500 euros, offert par l’association des écoles d’avocats, est revenu à Tamaris Fürstenheim (École des avocats de Montpellier), pour sa plaidoirie « Pour quelques bananes de plus ».


 


31e Concours international de plaidoiries des avocats : « Vous allez prendre la parole pour défendre la liberté »


Les candidats avocats



L’événement s’est enfin clôturé, le samedi 26 janvier, par l’accueil des les robes noires, à l’occasion du 31Concours international de plaidoiries des avocats, lequel s’adresse à tous les avocats désireux de porter à la connaissance des publics l’engagement de leur profession pour la défense des droits humains.


En 1990, le Mémorial, le barreau et la Ville de Caen organisaient le 1er Concours international de plaidoiries. 30 ans plus tard, 300 avocats venant de cinq continents se sont rendus au Mémorial plaider la cause d’une victime de violation des droits de l’homme.


Une cinquantaine de dossiers de candidatures ont cette année été envoyés au Mémorial ; dix candidats retenus ont ainsi eu l’occasion de la déclamer devant le public du Mémorial.


En introduction, Carole Louis, journaliste à France Bleu Normandie, a déploré un fait : l’actualité mondiale, faite d’émeutes, de contestations, de crimes, associée à la dramatique augmentation des ventes d’armes, ne cesse d’alimenter les causes des dix avocats présents ce jour. Ce constat, ce fut aussi l’occasion pour elle d’appuyer l’importance d’une telle manifestation, tant ces causes à défendre sont nombreuses, dans un monde aujourd’hui en déclin.


Dans le prolongement, Franck Moulin, directeur adjoint du Mémorial, s’est à son tour adressé au public ainsi qu’aux internautes qui suivent l’événement en direct, pour rappeler ce message que le Mémorial n’a de cesse de diffuser année après année : « La paix n’est pas un état naturel, elle est un bien très fragile ». Le public de ce jour vivra des émotions très fortes, c’est du moins la promesse qu’a faite le directeur adjoint, et ce grâce à la « sincérité » et à « l’engagement [des avocats] venus livrer une vérité qui doit être entendue », a-t-il souligné, avant de laisser la scène au président du jury, le nouveau bâtonnier de Paris Olivier Cousi, lequel est aussi « une aide fidèle pour Amnesty International et Reporters sans frontières et président de l’Alliance des avocats pour les droits de l’homme »,
a rappelé Franck Moulin.


Au moment de prendre la parole, Oliver Cousi a parlé d’un « grand moment » : « Ce moment est un moment fort qui conforte notre foi dans notre profession et l’engagement que nous avons chevillé au corps, de “les défendre tous” », faisant siens les mots du résistant et avocat Albert Naud.


S’adressant aux candidats et confrères, il a insisté sur le fait que cette journée était l’occasion, pour la défense, « de rappeler la liberté d’être défendu, le droit à être défendu » ; les avocats étant, selon lui, « les marqueurs essentiels de notre État de droit ». « Vous allez prendre la parole pour défendre la liberté, mais n’oublions pas qu’à l’heure où nous faisons de beaux discours, les confrères plaident pour des hommes, des femmes, des enfants pour qui la dignité humaine est en jeu. Ils plaident au péril de leur vie ». Car comme l’a formulé Maître Cousi : « Une société sans juge, c’est une barbarie. Une société sans avocat, c’est une tyrannie », en écho à l’année écoulée particulièrement noire pour la profession : en Chine, en Iran, en Honduras, en Turquie… « exercer cette profession est dangereux », a-t-il gravement dénoncé. En France, « ces situations de risques et de dangers peuvent nous sembler bien lointaines, avoue-t-il, mais au niveau international nous n’avons pas aujourd’hui de protections solides de la défense », a déploré l’avocat.


Le président du jury est ainsi revenu sur le rôle de l’avocat : « Notre liberté de défense nous engage, nous oblige et nous donne des responsabilités. Responsable de nommer au mieux les malheurs du monde », a-t-il formulé, comparant ses confrères à des « lanceurs d’alerte de l’État de droit, à despasseurs de droit” ». « L’avocat est celui qui reste quand il n’y a plus personne », a-t-il déclaré, toujours présent pour défendre « une justice humaine ».


Revenant également sur l’actualité de la profession en France, le bâtonnier Cousi en a profité pour rappeler son engagement contre la réforme des retraites : « Cette réflexion sur le métier d’avocat peut prendre tout son sens en ce jour particulier, à l’heure où 164 barreaux sur 164 barreaux sont en mobilisation, en grève. C’est historique, pour défendre le régime des retraites. » Cette réforme, qui selon lui va impacter en premier lieu les plus vulnérables, risquerait de toucher aussi à l’accès au droit : « les incertitudes, les risques et le poids des charges des plus fragiles mettent en jeux l’existence de ces cabinets et leur indépendance ». « Le projet actuel fait peser des doutes sur la pérennité et l’équilibre économique d’un grand nombre d’avocats : près de la moitié sont directement impactés négativement par le modèle économique proposé », a déploré le porte-parole des avocats parisiens. Faisant état de cette mobilisation historique, ce dernier a également regretté la détresse de la profession : « Aucun avocat ne jette sa robe par plaisir, c’est une grande douleur, c’et un geste grave, c’est un geste terrible. »


En s’adressant aux dix candidats du jour, l’avocat a pour finir souligné l’importance de leur action : « Vous allez rappeler à notre conscience, à nos engagements pour nos valeurs fondamentales de nos sociétés ouvertes, tolérantes, respectueuses des libertés et des droits humains. C’est le mérite de ce beau concours, de nous rappeler avec force, chaque année, selon la phrase de Nelson Mandela, que priver les gens de leurs droits fondamentaux revient à contester leur humanité même », avant de finir par ces mots d’encouragement : « Étonnez nous, faites nous vibrer, bousculez-nous, mais surtout, faites-vous plaisir ! »


Aux termes des dix plaidoiries déclamées sur la scène de l’Auditorium par huit candidates et deux candidats, le jury, composé de journalistes, de bâtonniers, de représentants de la profession, d’un magistrat, d’un élu local et du directeur général du Mémorial, ont distingué les plaidoiries jugées les plus pertinentes.
Le public, lui aussi, était invité à voter pour l’avocat le plus convaincant. Ainsi, Maître Déborah Diallo (barreau de Strasbourg), s’est vu décerner le Prix du public d'une valeur de 4 000 euros offert par le barreau de Caen, le barreau de Paris, le Conseil national des barreaux et la Conférence des bâtonniers, pour sa plaidoirie « Les écorchées vives de la Diaspora africaine : itinéraire d’une fillette victime d’excision ». Maître Eva Goron (barreau de Rouen) a reçu le Prix du Barreau, d’une valeur de 4 000 euros, offert par le barreau de Caen, le barreau de Paris, le Conseil national des barreaux et la Conférence des Bâtonniers, pour sa plaidoirie « Il n'y a pas de prison française pour les personnes transgenres ». Enfin, la plaidoirie intitulée « Le salaire du déshonneur - Le combat d’Aïcha et des "Dames de fraises" de Huelva » a séduit le jury. Le lauréat de cette journée, Maître François Bourguignon (barreau de Paris) a ainsi été récipiendaire du Prix du Mémorial et de la Ville de Caen, d’une valeur de 8 000 euros. « Quel moment intense... Merci infiniment au Mémorial de Caen de m’avoir permis de défendre la cause des milliers d’ouvrières marocaines travaillant dans les champs de fraises en Espagne et dont les droits fondamentaux ne sont malheureusement pas assurés », s’est-il réjoui sur Twitter.



Les vidéos des plaidoiries sont accessibles sur le site https://www.memorial-caen.fr/ 

 


Constance Périn


 


 


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