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Le 4 avril dernier, à l’occasion de la sortie du livre Sociologie de la magistrature : genèse, morphologie sociale et conditions de travail d’un corps, l’Institut des études et de la recherche sur le Droit et la Justice (IERDJ) a invité ses deux auteurs, Yoann Demoli et Laurent Willemez, pour une table ronde consacrée aux carrières des magistrats en France. L’évolution au sein de la hiérarchie peut être différente selon plusieurs facteurs, ce qui peut aboutir à des discriminations, notamment liées au genre et à la situation géographique.
Comment la carrière d’un magistrat évolue-t-elle ? Et au contraire, pourquoi n’évolue-t-elle pas ? C’est à ces questions qu’ont voulu répondre Yoann Demoli, maître de conférences à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, et Laurent Willemez, professeur de sociologie à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, dans leur livre Sociologie de la magistrature : genèse, morphologie sociale et conditions de travail d'un corps. Un travail issu d’une demande de la Mission de recherche Droit et Justice, qui a depuis fusionné avec l’Institut des hautes études sur la Justice pour former l’Institut des études et de la recherche sur le Droit et la Justice. « L’objectif était de faire une analyse morphologique de la profession autour de sentiments de difficulté du groupe professionnel », explique Laurent Willemez. L’unité de la profession dans sa diversité représente la thématique principale de l’étude.
Pour cela, les deux chercheurs ont utilisé la base de données anonymisée issue de l’annuaire de la magistrature et ont réalisé des entretiens avec une quarantaine de magistrats. Un questionnaire destiné aux professionnels a également été préparé. « Plus de 1200 magistrats y ont répondu, ce qui témoigne de l’intérêt des enquêtés tout au long de notre travail », se réjouit Yoann Demoli.
L’ouvrage qui en résulte « présente un intérêt à un triple point de vue », selon Sandrine Clavel, professeure de droit privé et sciences criminelles à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et ancienne membre extérieure du Conseil supérieur de la magistrature entre 2019 et début 2023 : « En tant que juriste, on a des
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