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Le 26 juin 2025, le lieu a été rebaptisé, lors d’une cérémonie en hommage à l’ancien garde des Sceaux. Ce jour-là, Rémy Heitz a également évoqué la prochaine entrée au Panthéon du célèbre avocat.
« Ce parvis n’est pas un
simple lieu de passage - nous le savons tous […]. Avec ce nom, le parvis
devient un repère, pour toutes celles et tous ceux qui, chaque jour, foulent
ces pavés. Avocats, magistrats, greffiers pour, quotidiennement, défendre et
juger. Usagers pour comparaître ou faire valoir leurs droits. » Le 26 juin
2025, le procureur général de la Cour de cassation, Rémy Heitz, a salué en ces
termes la nouvelle dénomination du parvis du tribunal judiciaire de Paris. La cérémonie
s’est tenue en présence d’Élisabeth Badinter, de la maire de Paris Anne Hidalgo
- à l’origine de cette initiative, concrétisée par un vote au Conseil de Paris le
11 février 2025 - mais aussi du garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
Anne Hidalgo a proposé de
renommer le parvis du tribunal de Paris en l'honneur de l'ancien ministre lors
d'un vote au Conseil de Paris.
Un geste « hautement
symbolique »
Le lieu portera désormais le
nom de « parvis Robert Badinter », en hommage à celui que la Cour de cassation a
décrit, dans un message publié sur LinkedIn, comme un « ardent défenseur des
droits de l’Homme, avocat, garde des Sceaux, parlementaire, universitaire,
président du Conseil constitutionnel », ayant exercé « une influence
déterminante sur notre conception de la justice ». En rebaptisant ce
parvis « qui donne accès au tribunal de Paris et à la Maison de l’Ordre des
avocats », la communauté judiciaire et la Ville de Paris ont souhaité poser
un geste « hautement symbolique », pour commémorer cette « personnalité
d’exception », décédée le 9 février 2024 à 95 ans.
« Avancer le Droit -
national et international - tant en matière pénale qu’en matière civile, ne
l’oublions pas. Celui qui a fait inscrire dans notre droit l’abolition de la
peine de mort, en 1981. Robert Badinter nous a quittés, et dans quelques mois,
il fera son entrée au Panthéon », a notamment rappelé Rémy Heitz.
L’hommage à une vie dédiée
pour la justice
Le premier président de la
Cour de cassation, Christophe Soulard, a également pris la parole, déclarant
qu’« il y a des hommes ou des femmes qui laissent une trace en raison d’une
décision ou d’une série de décisions qu’ils ont prises ou d’un acte important
qu’ils ont accompli. Pour d’autres, c’est le parcours d’une vie que l’on
retient. Robert Badinter appartient certainement à cette seconde catégorie »
La conclusion revient à Rémy
Heitz : « Le lieu où nous nous trouvons - voulu ouvert sur la ville par
Renzo Piano, qui construisit notre grand bâtiment de verre et de lumière - a un
sens. Il aura désormais un nom, à la hauteur de sa fonction. »
Romain
Tardino
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