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Cinq personnels étaient retenus contre leur gré par un détenu depuis ce matin. Aucun blessé n’est à déplorer.
Pour les cinq otages, c’est
la fin de plusieurs heures d’incertitude et d’angoisse.
Les quatre personnels
soignants - trois infirmiers et une médecin psychiatre - ainsi que le
surveillant pénitentiaire qui étaient retenus contre leur gré à la maison
centrale d’Arles (Bouches-du-Rhône) ont été libérés en milieu d’après-midi,
vient d’annoncer le ministère de la Justice.
L’unité sanitaire sous
tension
Menée par un détenu au « profil
psychiatrique instable » et sous la contrainte « d’une arme
blanche », selon des informations de BFM, la prise d’otages avait
eu lieu ce matin vers 11h15, au niveau de l’unité sanitaire de l’établissement.
L’ERIS (équipe régionale
d’intervention et de sécurité) de Marseille était arrivée sur place dans la
foulée tandis que les membres de l’équipe locale de sécurité pénitentiaire de
l’établissement « se tenait prête à intervenir », précise le
ministère dans le communiqué adressé après les événements.
De leur côté, le directeur
interrégional adjoint, le préfet de police, le procureur de la République de
Tarascon, le maire d’Arles et le sous-préfet s’étaient également rendus sur
place.
« Je suis en temps
réel l’évolution de la situation », avait pour sa part twitté le
ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui dressait un état des lieux en
début d’après-midi et précisait que « tous les moyens »
étaient mobilisés. Une communication d’ailleurs pointée du doigt par le
syndicat FO Justice : « Nous regrettons ce type de communication
qui peut entraver le bon déroulement des opérations (…) face à une situation
aussi dramatique ».
Pas de blessé
Dans le cadre de négociations
avec le preneur d’otage, la docteure psychiatre a pu être libérée en début
d’après-midi. Le RAID, arrivé en début d’après-midi, est intervenu vers 15h30,
permettant de libérer les quatre autres personnels. Le détenu s’est quant à lui
rendu. Aucun blessé n’est à déplorer.
Une prise en charge
psychologique a été mise en place au sein de l’établissement. Une enquête
judiciaire est ouverte.
Bérengère Margaritelli
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