Leboncoin, une success story tricolore qui ne s’arrête pas


vendredi 15 septembre 2023 à 17:442 min

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Aujourd’hui hissé sur le podium des sites de e-commerce les plus visités en France, le site de petites annonces né en 2006, s’il a connu des débuts « artisanaux », a su se développer et se verticaliser pour faire face à la concurrence, tout en gardant son ADN profondément entrepreneurial, estime Antoine Jouteau, PDG de sa maison-mère.

En 2022, Leboncoin revendiquait 29 millions de visiteurs mensuels, 65 millions de produits sur sa plateforme et 800 000 nouvelles annonces postées chaque jour. Rien que ça. S’il a rejoint le navire en cours de route, Antoine Jouteau est incontestablement un instigateur phare de ce succès. 

A 48 ans, celui qui a été n°1 du site de petites annonces entre 2015 et 2020, et qui est aujourd’hui PDG du groupe Adevinta, sa maison-mère, porte un regard fier sur la trajectoire du - désormais - mastodonte français, lequel a fait un sacré bout de chemin.

Une histoire qui commence dans le nord

De passage, juste avant l’été, au Club de l’Audace de Thomas Legrain, l’entrepreneur à l’air facétieux revient sur la genèse de cette réussite tricolore, qui commence un peu plus au nord. Il faut en effet remonter à 1996, en Suède, où un ingénieur fan de vide greniers, déjà utilisateur d’eBay mais n’y trouvant pas son compte, crée une sorte de vide grenier en ligne. Au départ plutôt pensé pour ses proches, son site finit par être ouvert à toute la Suède, jusqu’à ce que le Norvégien Schibsted le rachète au début des années 2000, et finisse par lancer le concept dans d’autres pays, notamment la France, en 2006. A l’époque, le groupe s’associe alors avec Spir communication, filiale de Ouest France, et recrute celui qui fondera Leboncoin : Olivier Aizac.

« Il faut bien avoir en tête qu’à ce moment-là, en France, il n’y a pas beaucoup d’acteurs de petites annonces : on en trouve dans la presse, et un peu sur internet », relate Antoine Jouteau. Alors, certes, il y a eBay, mais son système d’enchères, compliqué, le rend peu accessible au grand public. Et c’est précisément pour cette raison qu’avec cette recette suédoise, la sauce va prendre. « Le site internet lancé par Olivier Aizac est très simple, sans inscription, bref, sans barrière à l’entrée pour qui que ce soit. Vous pouvez y vendre en deux ou trois clics». Une facilité d’autant plus prisée que les Français sont en train,

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