Article précédent

C’est
un fait : Emmanuel Macron, souhaite modifier la justice prud'homale afin
qu’elle soit plus efficace et plus rapide. Les parlementaires l’ont suivi en adoptant
plusieurs mesures importantes. Afin de désengorger les tribunaux, les règlements s alternatifs des litiges
via la médiation et la procédure participative ont été instaurés. Un bureau de conciliation et d'orientation
« conciliera les parties » et assura la mise en état des affaires
(rassemblement des pièces...). Mais en cas d'échec de la conciliation, l'affaire
pourra être renvoyée devant le bureau
de jugement dans sa formation restreinte
(composée
d'un conseiller salarié et d'un conseiller employeur) pour les dossiers
relativement simples et notamment les litiges portant sur un licenciement ou
une demande de résiliation judiciaire du contrat de travail. Notons aussi la possibilité d'un renvoi direct en
départage dans trois situations :
? d'office
par le bureau de conciliation en raison de la nature de l'affaire ;
? de
droit lorsque le salarié et l'employeur le demandent (Cette possibilité
sera très infime car les employeurs éviteront de solliciter le renvoi direct
devant cette formation pour gagner du temps) ;
? à
la demande d'une partie si le bureau de conciliation et d'orientation est
partagée (article L.1454-1-1 2° nouveau).
Enfin,
le projet de loi prévoit la création du statut du défenseur syndical qui
assistera ou représentera le salarié ou l'employeur devant le Conseil de
Prud'hommes ou devant la Cour d'appel.
Verdict
après les discussions au sénat qui démarreront le 6 avril prochain.
Infos locales, analyses et enquêtes : restez informé(e) sans limite.
Recevez gratuitement un concentré d’actualité chaque semaine.
0 Commentaire
Laisser un commentaire
Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *