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Instauré en octobre 2024 par le conseil de l’ordre, ce dispositif vise à soutenir financièrement les avocats confrontés aux difficultés matérielles liées à une grossesse ou à l’arrivée d’un enfant.

« Les demandes sont régulières, mais l’aide n’est pas encore totalement investie car l’information ne parvient pas toujours aux confrères et aux consœurs concernés. »
Depuis un peu plus d’un, le barreau de Paris a instauré un dispositif encore méconnu de la plupart de certains avocats, mais essentiel pour les jeunes parents de la profession et avocates enceintes, intitulé « Secours parentalité ».
Alors que le service économique et social de l’Ordre était souvent contacté par des parents avocats et avocates en difficulté, « il est apparu intéressant qu’ils puissent disposer d’une ligne de secours spécifique », détaille auprès du JSS Fadela Houari, avocate en droit de la famille et secrétaire de la commission économique et sociale du barreau.
Voté le 1er octobre 2024 par le Conseil de l’ordre, ce « secours ponctuel » consiste en une aide financière pour ces professionnels qui, « bien que vivant un moment heureux, n’en sont pas moins confrontés à des réalités matérielles pouvant rendre difficile le quotidien d’une profession exigeante et chronophage », développe l’avocate.
Les avocates qui en ont bénéficié se disent d’ailleurs « très reconnaissantes de cette main tendue, un véritable coup de pouce quand leur trésorerie est tendue », relate-t-elle.
Concrètement, comment fonctionne le dispositif ? Le service social de l’Ordre et son assistante sociale s’occupent d’identifier les avocats et avocates éligibles à ce dispositif. « Ils ont également la possibilité de solliciter le service en remplissant un formulaire de demande d’aide à la parentalité [via l’adresse mail dédiée] » complète Fadela Houari.
Les demandes sont par la suite étudiées lors de séances d’examen qui se tiennent 4 à 5 fois par an.
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Les très jeunes parents d’enfants de moins d’un an, les avocates enceintes qui auraient besoin d’une réduction de leur charge de travail avant la naissance ou qui rencontrent des difficultés financières, et les parents non bénéficiaires d’une place au sein d’une crèche peuvent prétendre à cette aide.
Celle-ci repose sur un principe et un « devoir de solidarité », souligne Fadela Houari. L’enveloppe annuelle, d’une valeur de 50 000 euros, vient des cotisations des avocats, souligne-t-elle.
Par ailleurs, lors du mandat des anciens bâtonnier et vice-bâtonnière Pierre Hoffman et Vanessa Bousardo – qui avaient fait de la parentalité une priorité de leur programme -, un salon d’allaitement a vu le jour en septembre 2024 au sein de la Maison des avocats.
Un espace « confortable et privé » pour les avocates allaitantes qui peuvent notamment y trouver un fauteuil cocon d’allaitement.
En avril 2025, le barreau avait également lancé un appel d’offres pour la création d’une micro-crèche de 12 berceaux qui serait implantée dans le 17e arrondissement de la capitale, lieu de résidence d’un certain nombre d’avocats, selon une étude de terrain.
Plus récemment, en juillet dernier, le barreau a reconduit son dispositif « Secours diligences », qui permet aux femmes enceintes ou en congé maternité de confier à l’Ordre la rédaction des actes simples ou des démarches urgentes de façon à garantir la continuité des dossiers durant leur absence.
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