Qu’est-ce que « Secours parentalité », ce dispositif méconnu du barreau de Paris à destination des avocats jeunes parents ?

Instauré en octobre 2024 par le conseil de l’ordre, ce dispositif vise à soutenir financièrement les avocats confrontés aux difficultés matérielles liées à une grossesse ou à l’arrivée d’un enfant.


lundi 16 mars à 10:433 min

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L’enveloppe annuelle dédiée s’élève à 50 000 euros / Photo iStock

« Les demandes sont régulières, mais l’aide n’est pas encore totalement investie car l’information ne parvient pas toujours aux confrères et aux consœurs concernés. » Depuis un peu plus d’un an, le barreau de Paris a instauré un dispositif encore méconnu de la plupart de certains avocats, mais bien utile pour les jeunes parents.

« Le service économique et social de l’Ordre était souvent contacté par des consœurs et confrères en difficulté : c’est ce qui a motivé la mise en place d’une ligne de secours spécifique », détaille auprès du JSS Fadela Houari, avocate en droit de la famille et secrétaire de la commission économique et sociale du barreau.

Voté le 1er octobre 2024 par le Conseil de l’ordre et baptisé « Secours parentalité », ce soutien « ponctuel » consiste en une aide financière pour des avocats « confrontés à des réalités matérielles qui peuvent rendre difficile le quotidien d’une profession exigeante et chronophage », développe l’avocate. Une « main tendue, un coup de pouce » particulièrement apprécié de ceux qui ont pu en bénéficier, relate-t-elle.

Une aide financée grâce aux cotisations des avocats

Concrètement, comment fonctionne le dispositif ? Le service social de l’Ordre et son assistante sociale s’occupent d’identifier les avocats et avocates éligibles à ce dispositif. « Ils ont également la possibilité de solliciter le service en remplissant un formulaire de demande d’aide à la parentalité [via l’adresse mail dédiée] » complète Fadela Houari. Les demandes sont étudiées lors de séances d’examen, 4 à 5 fois par an.

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Les très jeunes parents d’enfants de moins d’un an, les avocates enceintes et les parents non bénéficiaires d’une place au sein d’une crèche peuvent prétendre à cette aide qui repose sur un principe et un « devoir de solidarité », souligne Fadela Houari. L’enveloppe annuelle, d’une valeur de 50 000 euros, vient des cotisations des avocats, précise-t-elle.

Un salon d’allaitement et une crèche pour les avocats

Le barreau de Paris multiplie les initiatives pour faciliter l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle. En septembre 2024, un salon d’allaitement avait ouvert ses portes à la Maison des avocats, offrant aux avocates un espace équipé d’un fauteuil cocon, pour allaiter ou tirer leur lait en toute tranquillité.

Dans la foulée, un appel d’offres avait été lancé pour créer une micro-crèche de 12 berceaux dans le 17e arrondissement, à proximité du lieu de travail et de résidence de nombreux avocats. Objectif : permettre aux parents d’avoir une solution de garde pratique et sécurisée, allégeant ainsi les contraintes du quotidien.

Le barreau avait également reconduit en juillet dernier son dispositif « Secours diligences », qui permet aux femmes enceintes ou en congé maternité de confier à l’Ordre la rédaction des actes simples ou des démarches urgentes de façon à garantir la continuité des dossiers durant leur absence.

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