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Lancée fin janvier par le département du Val-de-Marne, la pétition a vu son nombre de signatures doubler en quelques semaines pour s’opposer au projet. Une pétition sur le site du Sénat a également été déposée.

La mobilisation prend de l’ampleur. Dans un communiqué du 16 mars, le département du Val-de-Marne a annoncé que sa pétition pour s’opposer au projet de construction d’un incinérateur avait dépassé la barre des 6 000 signatures. « Un cap » qui marque « une nouvelle étape dans cette mobilisation », estime-t-il.
Depuis décembre 2025 et le feu vert du Conseil de Paris au renouvellement du chauffage urbain, incluant un incinérateur à Vitry-sur-Seine, le département multiplie les oppositions. Trois recours ont été déposés contre la délibération, dont un en référé par Engie.
Le président du département Olivier Capitanio a par ailleurs adressé une lettre à la maire de Paris Anne Hidalgo, restée jusqu’ici sans réponse. Lors de la séance du conseil départemental du 9 mars dernier, le président du Val-de-Marne a de nouveau dénoncé le projet. Fait rare : à cette occasion, gauche et droite ont fait front commun.
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Dans son communiqué du 11 février, le département martelait qu’il n’avait « pas vocation à devenir le territoire servant de la Capitale, ni à accueillir systématiquement les infrastructures génératrices de nuisances que Paris refuse d’implanter sur son propre territoire ».
Le 18 février, une pétition en ligne avait également été lancée sur le site du Sénat. Si le texte atteint 100 000 signatures dans les six mois suivant son dépôt, il sera transmis à la Conférence des présidents, qui pourront décider de lui donner suite.
Prévu dans le secteur des Ardoines, cet incinérateur doit brûler des déchets de type bois et des combustibles solides de récupération (CSR) afin d’alimenter le chauffage des foyers parisiens.
Au total, une quinzaine de communes et plus de 500 000 habitants pourraient être affectés par ses nuisances. Le département alerte sur des risques sanitaires et environnementaux « majeurs », jugés incompatibles avec ses objectifs de réduction des émissions. Il déplore par ailleurs l’absence d’étude d’impact sanitaire approfondie.
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