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D’une quarantaine de pages, le texte rappelle les fondamentaux qui incombent à chaque professionnel qui intervient dans le cadre d’une procédure pour une meilleure fluidité de celle-ci.
« Notre exercice en
droit de la famille mérite mieux : pour nous d’abord en tant que
professionnels, pour nos clients ensuite. »
Le 16 décembre dernier, le
pôle famille du tribunal judiciaire de Nanterre et le barreau des
Hauts-de-Seine, respectivement représentés par le président du TJ Benjamin
Deparis et la première vice-présidente adjointe coordinatrice du pôle famille
Cécile Baudot, et de la bâtonnière sur le départ Isabelle Clanet Dit
Lamanit, ont
signé la charte des bonnes pratiques au pôle famille du TJ de Nanterre.
Objectifs du texte : améliorer le quotidien de tous les praticiens
(magistrats, avocats altoséquanais et greffiers), pacifier leurs relations lors
des procédures en cours en matière familiale, et ainsi améliorer le traitement
des affaires traitées par ce pôle.
Partant des observations et
des remontées des avocats et avocates sur les difficultés qu’ils pouvaient
rencontrer au quotidien, et reprenant le projet de charte de
leur prédécesseur, Sonia Koutchouk et Mathilde Rouannet, co-présidentes de la
commission famille du barreau altoséquanais, ont donc « œuvré pour un
simple respect des règles de [leur] profession, des droits de la défense outre
des règles de bon sens ».
À lire aussi : Référé au TJ de
Nanterre : zoom sur le guide des bonnes pratiques pour améliorer le
quotidien des praticiens du droit
Car « qui a envie de
recevoir des conclusions et pièces par RPVA à 20h et/ou la veille d’une
audience, qui a envie de travailler en dernière minute dans le stress et sans
avoir le temps de préparer le dossier avec son client ? » a fait
remarquer Sonia Koutchouk. L’idée, avec ce guide de quarante pages, est donc de
rappeler les règles et devoirs de chaque professionnel pour un bon déroulé de l’affaire
au sein du pôle de la famille.
Une première partie est
consacrée au respect du principe du contradictoire et rappelle notamment les
délais de communication des pièces et de conclusions, rendues souvent de
manière « tardive » selon les « nombreuses
récriminations » des avocats et avocates.
Vient ensuite une seconde
partie sur la coopération pour une bonne administration de la justice qui
rappelle les bons usages en ce qui concerne la réservation de date, le
formalisme et les pièces requises par le juge ou encore sur l’appel des causes.
Les troisième et quatrième parties se concentrent quant à elles sur la
résolution amiable des différends et l’audition de l’enfant.
Avec cette signature, le
barreau altoséquanais devient le second barreau francilien, après Paris, en
avril 2023, à adopter ce type de texte.
Allison
Vaslin
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