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Investi récemment par la
France Insoumise, l’élu est depuis plusieurs semaines la « cible d'une
campagne de harcèlement en ligne d'une violence inouïe »,
affirme-t-il, raison qui l’a poussé à saisir la justice. Le député et son
conseil ont répertorié jusqu'à 594 messages qu'ils qualifient de « haineux,
racistes, islamophobes ».
« Ça suffit ! » C’est
un véritable calvaire qu’Aly Diouara, néodéputé LFI de Seine-Saint-Denis,
traverse actuellement. Ce lundi 19 août, l’élu a annoncé sur X (anciennement
Twitter) avoir décidé de saisir la justice, plus particulièrement le parquet de
Paris, pour cyberharcèlement contre personne titulaire d’un mandat électif et
menaces de mort, avant de préciser dans un post qu'il portait plainte « face
à la vague de cyberharcèlement dont je fais l’objet », avec l’objectif un
terme à ce « déluge de haine, d’insultes, de racisme, d’islamophobie et de
menaces de mort ». Il dénonce une situation devenue intenable et qui a
commencé au moment de « l’annonce de mon investiture par la France Insoumise
».
L'élu de la 5e
circonscription de Seine-Saint-Denis a ensuite insisté sur l'importance de la
lutte contre le racisme « dans une France chaque jour un peu plus tourmentée
». En déposant plainte, il exhorte également toutes les personnes victimes de
harcèlement à « saisir la justice ».
Des menaces qui « dépassent
le cadre de la critique légitime »
Contacté par Le Parisien,
Aly Diouara a partagé le calvaire qu'il endure depuis plusieurs semaines. Il
décrit un harcèlement « quasiment quotidien » qui s’accompagne
d’intimidations, d’insultes, de menaces de mort et de diffamation. Il explique
que parmi ces attaques, certains messages « font référence à ma couleur de
peau », tandis que d’autres vont jusqu’à proférer des menaces explicites
telles que « On va te flinguer ». Au total, le député et son conseil annonce
avoir recensé jusqu’à 594 messages « haineux, racistes, islamophobes »
sur toutes les plateformes où l'élu est actif.
Son avocate, Victoire
Stephan, détaille dans un communiqué, publié le 19 août, que
toutes ces attaques personnelles, « empreintes de racisme et d’islamophobie,
dépassent le cadre de la critique légitime que tout politique peut recevoir
dans l’exercice de ses fonctions ». Elle ajoute que son client « reste
déterminé à poursuivre son engagement au service des valeurs qui lui sont
chères et de ceux qui l’ont élu » et que tout propos constitutif d’une
infraction pénale tenu à l’encontre du député « fera l’objet d’un complément
de plainte ».
Romain
Tardino
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