Le député LFI de Seine-Saint-Denis Aly Diouara porte plainte pour cyberharcèlement et menaces de mort


jeudi 22 août 2024 à 18:382 min

Écouter l'article

Investi récemment par la France Insoumise, l’élu est depuis plusieurs semaines la « cible d'une campagne de harcèlement en ligne d'une violence inouïe », affirme-t-il, raison qui l’a poussé à saisir la justice. Le député et son conseil ont répertorié jusqu'à 594 messages qu'ils qualifient de « haineux, racistes, islamophobes ».

« Ça suffit ! » C’est un véritable calvaire qu’Aly Diouara, néodéputé LFI de Seine-Saint-Denis, traverse actuellement. Ce lundi 19 août, l’élu a annoncé sur X (anciennement Twitter) avoir décidé de saisir la justice, plus particulièrement le parquet de Paris, pour cyberharcèlement contre personne titulaire d’un mandat électif et menaces de mort, avant de préciser dans un post qu'il portait plainte « face à la vague de cyberharcèlement dont je fais l’objet », avec l’objectif un terme à ce « déluge de haine, d’insultes, de racisme, d’islamophobie et de menaces de mort ». Il dénonce une situation devenue intenable et qui a commencé au moment de « l’annonce de mon investiture par la France Insoumise ».

L'élu de la 5e circonscription de Seine-Saint-Denis a ensuite insisté sur l'importance de la lutte contre le racisme « dans une France chaque jour un peu plus tourmentée ». En déposant plainte, il exhorte également toutes les personnes victimes de harcèlement à « saisir la justice ».

Des menaces qui « dépassent le cadre de la critique légitime »

Contacté par Le Parisien, Aly Diouara a partagé le calvaire qu'il endure depuis plusieurs semaines. Il décrit un harcèlement « quasiment quotidien » qui s’accompagne d’intimidations, d’insultes, de menaces de mort et de diffamation. Il explique que parmi ces attaques, certains messages « font référence à ma couleur de peau », tandis que d’autres vont jusqu’à proférer des menaces explicites telles que « On va te flinguer ». Au total, le député et son conseil annonce avoir recensé jusqu’à 594 messages « haineux, racistes, islamophobes » sur toutes les plateformes où l'élu est actif.

Son avocate, Victoire Stephan, détaille dans un communiqué, publié le 19 août, que toutes ces attaques personnelles, « empreintes de racisme et d’islamophobie, dépassent le cadre de la critique légitime que tout politique peut recevoir dans l’exercice de ses fonctions ». Elle ajoute que son client « reste déterminé à poursuivre son engagement au service des valeurs qui lui sont chères et de ceux qui l’ont élu » et que tout propos constitutif d’une infraction pénale tenu à l’encontre du député « fera l’objet d’un complément de plainte ».

Romain Tardino

Partager l'article


0 Commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous à la Newsletter !

Recevez gratuitement un concentré d’actualité chaque semaine.