Dérives sectaires : comment mieux accompagner les victimes ?


lundi 20 mars 2023 à 18:042 min

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Les Assises nationales de la lutte contre les dérives sectaires au début du mois ont notamment mis en lumière l’accompagnement des victimes et de leurs familles. Un constat émerge : professionnels et associations occupent un rôle essentiel mais leur action est trop morcelée. Plusieurs acteurs prônent ainsi l’union des forces face à la progression de ce phénomène inquiétant en pleine mutation. 

Le constat du rapport d’activité 2021 de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) est accablant : en 2021, 4 020 signalements ont été reçus, soit 33 % de plus par rapport à 2020 et 86 % de plus depuis 2015. « Une tendance d’autant plus inquiétante qu’elle ne représente que la partie visible d’un phénomène bien plus large », alerte, dans un édito, Sonia Backès, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, chargée de la Citoyenneté. 

Par ailleurs, si certaines pratiques bien ancrées persistent, les dérives sectaires se transforment. À côté des « multinationales de la spiritualité », la société assiste aujourd’hui à la multiplication de petites structures et à l’émergence de « gourous 2.0 » qui s’emparent des réseaux sociaux. « La chair change mais le cœur reste le même : l’emprise mentale sur la victime pour en faire son sujet. Prendre conscience de cette évolution nous permet de comprendre son ampleur », assure Joséphine Cesbron, présidente de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (UNADFI), le 9 mars, lors d’une table ronde dans le cadre des Assises nationales de la lutte contre les dérives sectaires. 

« Personne n’est à l’abri »

Lors de cette discussion consacrée aux victimes et à leur prise en charge, « Jeanne », victime de secte qui témoigne pour la première fois à visage découvert, appelle à la vigilance : « Il est très rare que les gourous approchent leurs proies avec une pancarte précisant qu’ils vont briser leur vie. » Elle précise que « personne n’est à l’abri », quel que soit son profil, son parcours, son milieu social. 

« Trop souvent nous

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