Entretien avec Didier Coiffard


vendredi 31 mars 2017 à 09:532 min

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Didier Coiffard, 58 ans, notaire à Oyonnax (Ain) a été élu président du Conseil supérieur du notariat (CSN). Marié et père de trois enfants, il est notaire à Oyonnax depuis 1987. Depuis 2010, il représente les notaires de la cour d’appel de Lyon au Conseil supérieur du notariat.



Didier Coiffard, si vous étiez…


Un défaut : J’ai le souci de la perfection ce qui peut s’avérer être un défaut quand elle retarde une décision.


Une qualité : Je suis quelqu’un de passionné ce qui peut aussi être un défaut. La passion pour ma profession qui m’a tant apporté en me permettant de nouer des relations avec toutes les catégories sociales des plus grands au plus humbles, la passion du droit, la passion de la montagne.


Une devise : Seules les actions révèlent ce que nous sommes. Aussi j’ai pour habitude de dire que « c’est au pied de la montagne que l’on reconnaît l’alpiniste ».


Un livre : « Les fourmis » de Bernard Werber pour sa façon de démontrer qu’il faut souvent penser autrement et savoir raisonner au-delà du formatage dans lequel nous avons été éduqués car il y a tant de richesses à découvrir chez les autres.

(…)

Un juron : Tout est question de circonstance là aussi. Il y a le juron réaction, le juron d’humeur, le juron libératoire. J’ai une sympathie particulière pour ceux du capitaine haddock comme « ectoplasme », « bachi-bouzouk ».

(…)

Un personnage historique : Certainement Napoléon, non pas pour ses batailles mais pour son Code civil.


Un rêve : Gravir un sommet de plus de 8?000?mètres mais ce sera dans une autre vie !


Un autre métier : Celui de magistrat, et plus précisément celui de magistrat de liaison pour l’action internationale.


Une réforme/une loi : Il faut tendre vers plus de simplifications et supprimer les normes inutiles ce qui n’est pas un exercice facile. Portalis ne disait-il pas que « le grand art est de simplifier en prévoyant tout ». La dématérialisation devrait nous y aider mais à la condition de ne pas perdre de vue les règles de droit du monde physique, car il appartient aux Hommes et non aux machines, aux algorithmes de définir le droit qui est le reflet d’une culture.

 

Propos recueillis par Clémence Thévenot


 Retrouvez cet entretien dans son intégralité dans le Journal Spécial des Sociétés n° 25 du 29 mars 2017


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