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A l’issue de l’adoption
définitive du projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des
chances économiques par le Parlement le 10 juillet dernier, les parlementaires « Les
Républicains » ont saisi le Conseil constitutionnel le 15 juillet,
notamment au sujet de mesures intéressants les
professions juridiques réglementées. Sur les tarifs, les députés vise l’article
50 qui, selon eux, « ne répond pas à l’objectif de valeur
constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de loi » en
exigeant des tarifs des professions réglementées qu’ils se basent sur les
« coûts pertinents du service rendu » et une « rémunération
raisonnable ». Au sujet de la création d’une taxe pour financer
l’accès au droit et à la justice, les députés évoque un « cavalier
législatif ». Concernant ensuite la compétence donnée aux agents de la
DGCCRF de contrôler les conventions d’honoraires des avocats, les députés estiment
que la mesure viole le secret professionnel en permettant aux agents d’accéder
à des informations confidentielles, « ne serait-ce que le nom du client
et le montant des honoraires, ce qui peut donner une idée de l’importance du
dossier traité ». Quant à la liberté
d’installation, elle porterait atteinte « à la garantie des
droits et aux situations légalement acquises » et risque « d’entraîner
des déserts juridiques ». Le Conseil constitutionnel dispose désormais
d’un mois pour rendre sa décision.
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