À La Défense, le projet du promoteur Hermitage a de nouveau du plomb dans l’aile

L’homme d’affaires russe Emin Iskenderov contestait l’expiration de ses autorisations d’urbanisme pour ériger deux tours dans le quartier d’affaires. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa requête.


mercredi 4 mars2 min

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La démolition des immeubles sur le terrain devant accueillir le projet aurait dû débuter en 2012 ©guillaume-techer-unsplash

Le dernier clou dans le cercueil du projet Hermitage-Plaza ? Après moult déboires judiciaires, Emin Iskenderov, l’homme d’affaires russe porteur du projet de construction dans le quartier d’affaires de La Défense dans les Hauts-de-Seine, a essuyé un nouveau revers avec une décision du tribunal administratif du Cergy-Pontoise, rendue le 11 février dernier.

Alors qu’un arrêté daté du 8 juillet 2024, émis par le préfet altoséquanais, a constaté l’expiration des permis de construire délivrés en 2012 pour l’édification de deux gratte-ciels, le tribunal a confirmé leur caducité, selon un article de Défense-92.

Un projet vieux de 17 ans

Bien que le promoteur ait soutenu que la procédure ayant mené à ce constat était « irrégulière », la juridiction administrative a retenu un respect du principe du contradictoire, « le préfet ayant informé le promoteur en amont et lui ayant laissé plusieurs délais pour présenter ses observations », rapporte le média.

Le tribunal a également retenu l’absence de commencement effectif des travaux dans les délais légaux. Retard dû, selon le promoteur Hermitage, à l’établissement public Paris La Défense qui aurait empêché le lancement du chantier, faisant référence au refus à l’unanimité, en 2021, du conseil d’administration de l’aménageur d’approuver la promesse de vente des terrains destinés à accueillir le projet.

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Pour mémoire, Hermitage-Plaza avait été présenté en 2009 au Marché international des professionnels de l’immobilier de Cannes par le nouvel architecte du projet. Dès 2011 et jusqu’en 2019, plusieurs riverains se sont opposés au projet, ce qui a entraîné des retards juridiques et financiers.

Après le refus de l’aménageur Paris La Défense en 2021, un accord-cadre de maîtrise d’œuvre urbaine et d’espaces publics a été finalement trouvé en 2025. Mais la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise est venu suspendre une nouvelle fois le chantier des tours qui auraient dû être construites à la place des immeubles de la résidence des Damiers, aujourd’hui toujours debout et à l’abandon.

Les deux gratte-ciels de 320 mètres de hauteur devaient abriter un hôtel cinq étoiles de 200 chambres, des restaurants et des bureaux. Montant estimé du chantier : plus de 2,8 milliards d’euros.

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