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Plus de 520 demandes ont fait l’objet d’un dédommagement financier, pour un montant moyen par dossier de près de 29 000 euros. La relaxe est à l’origine de 57 % des demandes de réparation reçues.
Une année record pour le
montant des indemnisations versées, relatives à la réparation des détentions
provisoires.
Selon les données du Service
de la statistique, des études et de la recherche (SSER) du ministère de la
Justice rendus publics le 17 décembre dernier, en 2023, les premiers présidents
des cours d’appel de France ont accepté d’indemniser 522 demandeurs, pour un
montant total de 14,9 millions d’euros. Un chiffres multiplié par deux en l’espace
de dix ans. Par ailleurs, en 2022, le montant total s’élevait à 11,2 millions
d’euros.
Le montant moyen accordé par
dossier s’élève à 28 600 euros en 2023, contre 26 000 en 2022, soit
une hausse de 10,2 % en un an. Ces indemnisations sont accordées aux
personnes qui en font la demande, afin de réparer le préjudice moral et
matériel qui leur a été causé par leur détention provisoire, lorsque ce
préjudice est établi.
Le nombre de demandes en
hausse de 19 %
Au titre des raisons qui
expliquent cette augmentation « historique », un accroissement
du nombre de demandes faites mais également des décisions rendues.
En 2023, ce sont 651 demandes
qui ont été formulées contre 550 en 2022, soit une hausse de 19 %. Plus
précisément, 87 % des 603 décisions rendues par les premiers présidents des cours d'appel en
2023 ont accordé un dédommagement, contre 86 % des 503
décisions en 2022.
Selon le SSER, le reste des
demandes qui n’ont pas abouti sont fondées
sur le désistement du demandeur dans 8,5 % des décisions rendues, ou
encore sur l’irrecevabilité de la demande dans 3,8 % des cas.
En outre, en 2023, près d’un
tiers des demandes d’indemnisation proviennent des cours d’appels de Paris et
de Versailles.
La relaxe, premier motif
A l’instar des années qui
précèdent 2023, les demandes d’indemnisation pour relaxe représentent la
majorité d’entre elles à 57 %. Un nombre en hausse au regard de 2022 et
ses près de 52 %.
Viennent ensuite les demandes
à la suite de non-lieu prononcés et d’acquittement, qui représentent
respectivement 27 % et 16 % des demandes formulées. Ces dernières sont
toutefois moins nombreuses qu’en 2022.
Du côté des recours formulés
par les demandeurs en désaccord avec la décision du premier président de la
cour d’appel, leur nombre a quant à lui bondi en 2023, avec 50 recours
enregistrés devant la commission nationale de réparation des détentions
provisoires. « Malgré cette forte hausse, le niveau de 2023 n’est pas
particulièrement élevé au regard des dix dernières années » précise le
SSER, avec une moyenne d’un peu plus de 53 recours sur les dix dernières
années.
Allison
Vaslin
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