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Le déploiement de cet outil calqué sur le « violentomètre » s’inscrit dans le cadre du mois de l’égalité et de la journée internationale des droits des femmes.

Le Département de la Seine-Saint-Denis renforce son action en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. À l’occasion du mois de l’égalité et de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2026, la collectivité a annoncé, dans un communiqué publié mardi 3 mars, le lancement d’un« sexismomètre ».
Objectif de cet outil de prévention : aider les agents à identifier les situations de violences sexistes et sexuelles au travail, à en évaluer le niveau de gravité et à les prévenir.
Dans le détail, ce baromètre met en avant plusieurs situations pouvant être vécues dans l’environnement professionnel, classées de la moins grave à la plus grave selon trois registres : en vert, des situations considérées comme normales et positives ; en orange, des agissements sexistes ; et, enfin, en rouge, des faits pouvant être qualifiés de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle ou de viol.
L’initiative s’inscrit dans la continuité des dispositifs déjà mis en place par le Département. En 2021, la collectivité avait ainsi instauré un kit pédagogique comprenant notamment un livret destiné aux filles et aux jeunes femmes, rappelant leurs droits et indiquant les coordonnées des structures susceptibles de les accompagner.
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Dès 2018, elle avait également adopté le violentomètre, créé en Amérique latine. Cet outil d’auto-évaluation permet de repérer les comportements violents et d’évaluer si une relation de couple est saine ou, au contraire, toxique. Le sexismomètre s’en inspire directement.
En parallèle, toujours dans le même communiqué, la Seine-Saint-Denis a annoncé l’organisation de la 24e Rencontre de l’Observatoire départemental des violences envers les femmes, le 10 mars, à la Bourse départementale de Bobigny. Cette nouvelle édition sera consacrée aux cyberviolences sexistes et sexuelles.
Le Département précise que cette thématique doit être « appréhendée urgemment », notamment au regard du rapport annuel 2026 du Haut Conseil à l’Égalité consacré à l’état du sexisme en France. Le document alerte sur les dangers liés à la prolifération des contenus masculinistes en ligne et identifie le cybersexisme comme la première forme de discours de haine sur internet : 84 % des victimes sont des femmes.
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