L’ancien maire du Kremlin-Bicêtre condamné pour détournement de fonds

Alors que Jean-Marc Nicolle affirmait en juin n’avoir jamais pioché dans les caisses de la ville pour financer son addiction au tiercé, il a été reconnu coupable de l’avoir financée en détournant les règles d’attributions des marchés publics. Le tribunal correctionnel de Créteil l’a condamné à quatre années de prison, dont un an ferme sous surveillance électronique.


vendredi 18 septembre à 08:512 min

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L’ancien maire s’est vu remettre plus de 230 000 euros pour financer ses paris. Photo AFP/Quentin de Groeve/Hans Lucas

La procureure avait requis quatre années de prison. Elles ont été validées par le tribunal.

Ce 17 septembre, l’ancien maire du Kremlin-Bicêtre, Jean Marc Nicolle, a été condamné par le tribunal correctionnel de Créteil à quatre années de prison dont un ferme avec un bracelet électronique pour détournement de fonds, selon l’AFP.

L’ancien édile, qui avait reconnu en juin dernier, lors de son procès, avoir été « aspiré dans la spirale de l’addiction », avait nié avoir pioché dans les caisses de la commune pour financer ses paris au tiercé.

Détournement de fonds publics : à son procès, l’ex-maire d’Etampes nie toute responsabilité

L’ordonnance de la juge d’instruction mettait néanmoins en avant des dons de « généreux mécènes » membres de l’association d’œnologie que Jean-Marc Nicolle présidait, lesquels sont révélés comme étant « attributaires de marchés publics pour le compte du Kremlin-Bicêtre ou de la Communauté d’agglomération de Val de Bièvre » au sein de laquelle Jean-Marc Nicolle occupait des fonctions.

Le tribunal a finalement reconnu l’ancien maire coupable de détournement des règles d’attribution des marchés publics pour financer son addiction au PMU. Au total, Jean-Marc Nicolle s’est fait remettre plus de 223 000 euros.

Amende et inéligibilité

En plus de la peine de prison, l’ancien édile devra payer aux parties civiles plus de 150 000 euros, dont une partie reviendra à la mairie du Kremlin-Bicêtre.

Il est par ailleurs privé d’éligibilité pour les cinq prochaines années. D’autres prévenus, dont des présidents d’associations, ont pour leur part été condamnés à des peines allant jusqu’à 18 mois de prison avec sursis.

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