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En partenariat avec l’association APESA 92, le barreau propose deux formations les 9 et 16 novembre pour apprendre à repérer les signes de souffrance psychologique chez les chefs d’entreprise en difficulté. Objectif : permettre aux conseils de donner l’alerte et faciliter un accompagnement psychologique adapté pour ces dirigeants.

Dans le cadre d’un partenariat avec l’APESA 92 (Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë), association créée pour prévenir la détresse psychologique et le risque suicidaire chez les dirigeants d’entreprise en difficulté, le barreau des Hauts-de-Seine ouvre deux formations à destination de ses avocats et avocates.
Les professionnels volontaires peuvent s’inscrire à l’une ou aux deux sessions prévues, les 9 et 16 novembre, afin de se former à la détection des signaux faibles chez les dirigeants, et devenir sentinelle APESA.
Pour la bâtonnière, Marie-Pascale Piot, l’avocat est un témoin en première ligne de ces difficultés. « [Il] est souvent le premier confident face à la dégradation d’une situation financière. Il assiste en direct à la perte de repères, au sentiment d’échec et à l’isolement du dirigeant. »
La relation de confiance et la confidentialité « inhérente au statut d’avocat » facilitent également la libération de la parole, estime encore la bâtonnière.
Avec l’accord de son client, l’avocat qui aura détecté les signaux pourra déclencher une alerte afin qu’un psychologue spécialisé le contacte sous 24 à 48 heures (avec prise en charge initiale de plusieurs séances).
La participation aux sessions permettra dans le même temps de valider trois heures au titre de la formation continue des avocats.
L’avocat étant également un chef d’entreprise susceptible de connaître des difficultés psychologiques, il peut, lui aussi, se tourner vers le dispositif APESA.
Le Conseil national des barreaux (CNB) a en effet signé, le 12 juin dernier, une convention avec l’association APESA France, pour offrir un soutien psychologique aux avocats confrontés à des menaces, des intimidations ou des agressions dans le cadre de leur exercice professionnel.
« Ce partenariat repose sur un protocole d’intervention permettant une prise en charge coordonnée avec les ordres des avocats, ainsi qu’un soutien personnel, juridique et psychologique », complète Marie-Pascale Piot.
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Journaliste droit, justice et entreprise, avec une appétence pour les cold cases et le droit des animaux
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