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Récompenser les facultés qui font entrer l’art contemporain dans le quotidien des étudiants, des enseignants et des personnels : c’est l’ambition du Prix Campus de l’Institut Art & Droit. Pour son édition 2025, la cérémonie a salué la vision « engagée » des deux universités lauréates et célébré les « passerelles » entre établissements et artistes.

C’est face à un auditoire impatient que Gérard Sousi, président de l’institut Art & Droit, a lancé la cérémonie de remise du Prix Campus dédié aux établissements d’enseignement supérieur engagés en faveur de l’art contemporain, jeudi 9 avril.
La présidente du jury, Ophélie Guillerot, directrice du département art contemporain de la maison de vente Aguttes, a rapidement mis fin au suspense : cette année, le jury a choisi de récompenser les universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne (1er prix) et Toulouse Capitole (2e prix) pour « la qualité de leur réflexion », « leur vision forte et engagée », « l’ampleur du projet », « la fréquence des actions », et « l’implication des étudiants et des enseignants », a-t-elle annoncé.
Installations artistiques, commandes d’œuvres, expositions, conférences, programmes culturels… À travers cette récompense, l’Institut Art & Droit souhaite « valoriser les initiatives qui permettent aux étudiants, enseignants et personnels administratifs de rencontrer la création contemporaine dans leur environnement quotidien« . Une façon de les familiariser avec le recul, voire le décalage de l’artiste.
Les deux universités lauréates ont reçu des mains d’Aude Cartier, co-présidente de la Fédération des professionnels de l’art contemporain, des œuvres conçues spécialement pour elles : des plaques d’aluminium sculptées et peintes par l’artiste Thibault Daclin. L’artiste étudie le noir, son travail cherche à « révéler un graphisme par l’opposition des creux et des reliefs ».
Pour Aude Cartier, le prix Campus participe à la diffusion de l’art contemporain qui « souffre d’un déficit de compréhension et de reconnaissance […] mais aussi de moyens budgétaires et humains ». Un moyen, a-t-elle souligné, « d’encourager, valoriser, créer des passerelles sensibles entre universités, chercheurs et chercheuses, enseignants et enseignantes, artistes, auteurs, autrices, étudiantes, étudiantes. C’est s’assurer de permettre les marges pour développer une pensée critique et contextuelle ».
Un propos auquel Yann Toma, curateur de la Sorbonne Art Gallery, a fait écho, insistant sur la nécessité de cultiver l’interdisciplinarité. Selon lui, développer« l’ouverture sur la relation entre art, politique, société » est une véritable mission pour l’enseignement.
Vision également partagée par la responsable de l’espace culturel de Toulouse Capitole, Paule Géry, qui expose un artiste par mois et anime un lieu immersif : « C’est très important, non pas d’amener les étudiants au musée, mais de les faire rencontrer l’art sur leur lieu d’étude. […] ils côtoient l’art, ils côtoient des artistes. On est très attentifs à créer des moments de rencontre conviviaux qui ne soient pas empreints de cérémonial pour casser justement l’hésitation que chacun des étudiants, étudiantes peut avoir quand ce n’est pas son domaine d’étude. »
Les inscriptions pour l’édition 2026 sont ouvertes depuis le 1er février 2026. Clôture des candidatures : le 31 mai prochain.
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