L’Essonne renforce encore la lutte contre l’usage du protoxyde d’azote

La préfecture a interdit la vente de protoxyde d’azote aux particuliers dans le département jusqu’au 31 mai 2026.


jeudi 7 mai à 16:282 min

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Photo via iStock / Corinne Poleij

Un arrêté préfectoral, en vigueur depuis le 1er mai, interdit la vente, « la vente de protoxyde d’azote aux particuliers […], la détention, la consommation ainsi que l’abandon de cartouches, bonbonnes et bouteilles contenant du protoxyde d’azote », a annoncé la préfecture de l’Essonne dans un communiqué.

Avant de préciser les raisons de ces mesures : « L’usage détourné du protoxyde d’azote présente de graves risques pour la santé : perte de connaissance, troubles neurologiques, brûlures, asphyxie ou encore comportements dangereux pouvant entraîner des troubles à l’ordre public et à la sécurité routière. »

Les jeunes particulièrement ciblés

L’arrêté vise ainsi à protéger la population, « en particulier les plus jeunes », et à « prévenir les nuisances et comportements dangereux liés à la consommation de ce gaz ». S’il est difficile de chiffrer l’ampleur de la consommation de « proto » en Essonne, on sait qu’ « entre janvier et octobre 2025, 1 207 interventions de police liées à ce produit ont été relevées en région parisienne », d’après l’Office anti-stupéfiants de la police. Une note policière consulté par BFMTV parle aussi « de plus en plus de refus d’obtempérer ou d’accidents de la route » en lien avec le protoxyde d’azote.

En 2025, plusieurs propositions de loi ont été déposées par les parlementaires pour tenter d’enrayer le phénomène. La dernière en date, émise par la sénatrice du Puy-de-Dôme Marion Canalès (PS), proposait de « réserver la vente de protoxyde d’azote aux seuls professionnels ».

Charge aux élus des collectivités et aux autorités locales de prendre des arrêtés permettant de rendre effective l’interdiction. « La ville se félicite de l’arrêté préfectoral, a ainsi réagi le maire de Viry-Châtillon, Jérôme Bérenger. Si cet arrêté préfectoral n’était pas reconduit après le 31 mai, la ville réfléchira à prendre des mesures d’interdiction ciblées dans certains lieux et sur une période déterminée en fonction des troubles constatés. »

En Essonne, des villes comme Vigneux-sur-Seine, Villebon-sur-Yvette, Palaiseau ou encore Linas ont pris récemment des arrêtés similaires. A Vigneux-sur-Seine, l’arrêté municipal pris en janvier 2025 précisait notamment l’interdiction « aux mineurs » (…) « de posséder sur eux dans l’espace public du territoire de la commune des cartouches ou autres récipients sous pression contenant du gaz de protoxyde d’azote ».

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