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Dans un communiqué publié le 27 juillet 2026, le maire de Neuilly-Plaisance accuse Enedis de revenir sur son engagement de reconstruire intégralement les infrastructures dégradées par les travaux préparatoires à la ligne 15 Est.

Le ton monte entre la mairie de Neuilly-Plaisance et Enedis. Dans un communiqué publié le 27 juillet 2026, le maire de la ville, Christian Demuynck, accuse le distributeur d’énergie de ne plus vouloir respecter son engagement de remettre en état les chaussées endommagées par les futurs travaux de la ligne 15 Est du Grand Paris Express. « Une grande infrastructure ne peut pas se construire au détriment des communes qu’elle traverse », dénonce-t-il notamment.
Enedis devait réaliser à Neuilly-Plaisance des travaux de terrassement et poser des fourreaux destinés à accueillir un câble électrique de 20 000 volts, destiné à alimenter deux tunneliers dont la mise en service est prévue en 2027 depuis le chantier de la gare de Val de Fontenay. Des opérations qui nécessitent l’ouverture de plusieurs chaussées communales.
Les échanges engagés entre la Ville et Enedis, qui intervient pour le compte de la Société des Grands Projets, avaient pourtant abouti, selon Christian Demuynck, à un engagement clair : les voiries dégradées seraient intégralement refaites à l’issue du chantier. « Cet engagement a été plusieurs fois renouvelé au cours de réunions de chantier », soutient-il.
Un engagement qui est désormais remis en cause, déplore l’édile. « Le Grand Paris Express avancerait, tandis que Neuilly-Plaisance conserverait des rues dégradées et que les Nocéens devraient payer leur remise en état. Je refuse que notre commune devienne la variable d’ajustement d’un chantier de plusieurs milliards d’euros. »
Le communiqué évoque également la menace d’un arrêté préfectoral de substitution qui permettrait d’autoriser l’ouverture des voiries malgré le refus du maire. Une perspective que Christian Demuynck juge inacceptable : « La puissance des procédures ne donne pas le droit de renier ses engagements. »
Pour l’édile, la situation fait écho au dossier du prolongement de la ligne 1 du métro à l’est vers Val de Fontenay. « J’ai déjà connu ce rapport de force. Là encore, tout semblait décidé. Pourtant, la détermination de la Ville a contraint les porteurs du projet à revoir leur copie », rappelle-t-il.
En 2022, la commission d’enquête désignée par le tribunal administratif de Melun avait rendu un avis défavorable au projet, après une forte mobilisation des riverains et des élus locaux, sur fond de craintes environnementales pour le bois de Vincennes et d’un coût estimé à 1,7 milliard d’euros. Le projet a toutefois été relancé et est en cours de reprise d’études.
« Je mènerai donc ce combat par tous les moyens : juridiques, médiatiques et politiques, conclut l’élu. Et si les travaux devaient commencer sans garantie écrite de réfection intégrale des chaussées, j’appellerais les Nocéens à se mobiliser pacifiquement. »
Contactée par le JSS, Enedis a assuré que « la Société des Grands Projets et Enedis veillent à ce que [la voirie] soit remise en état ». L’entreprise a également indiqué que des échanges étaient toujours en cours avec la Ville de Neuilly-Plaisance afin « d’identifier les modalités permettant de réaliser ces travaux dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions, tout en préservant le calendrier du chantier ».
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