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Plusieurs édiles du département réclament la révision du Plan de gêne sonore (PGS) autour de l’aéroport d’Orly. Ils estiment que les travaux de la piste 4, prévus du 10 août au 17 décembre 2026, exposeront des centaines de milliers de riverains à des nuisances sonores sans leur ouvrir droit aux aides à l’insonorisation.

Dans un courrier adressé le 15 juillet 2026 au préfet de la région Île-de-France Georges-François Leclerc, près d’une centaine de maires de l’Essonne réclament une compensation financière pour les riverains affectés par les travaux de rénovation de la piste 4 de l’aéroport de Paris-Orly. Ces travaux, qui entraînent l’utilisation de la piste 2, habituellement réservée aux situations de secours, doivent se dérouler du 10 août au 17 décembre 2026.« [Ils] exposent directement plusieurs centaines de milliers d’habitants », dénoncent les édiles.
À l’initiative du maire d’Athis-Mons, Jean-Jacques Grousseau, les élus rappellent en effet que cette fermeture de plus de quatre mois, précédée d’une phase de test engagée le 11 juin, remet en question le périmètre actuel du Plan de gêne sonore (PGS). Ce dispositif, qui délimite les secteurs pouvant bénéficier d’une aide à l’insonorisation des logements autour des aéroports de Paris-Orly et Paris-Charles-de-Gaulle, ne couvrirait pas les habitants désormais survolés par les avions empruntant la piste 2.
Les signataires soulignent également qu’« avec un trafic pouvant atteindre jusqu’à 30 décollages ou atterrissages par heure sur cette piste, entre 6 heures et 23 h 30 », les nuisances sonores seront particulièrement importantes.
Pour les élus, le problème dépasse largement les seuls travaux de 2026. Dans leur courrier, ils signalent que les chantiers successifs menés sur la plateforme au cours de la dernière décennie – piste 4 en 2016 et 2017, piste 3 entre juillet et décembre 2019, et le chantier prévu cette année – ont conduit à activer la piste 2 pendant une durée cumulée de « plus d’une année complète » en l’espace de dix ans.
Une réalité qui contredit, selon eux, le caractère exceptionnel attaché au statut de piste de secours. Les élus demandent ainsi une révision du PGS afin d’y intégrer les secteurs exposés aux nuisances liées à l’utilisation de la piste 2. Ils estiment que son recours répété a conduit à une exposition durable de zones urbanisées à « des survols significatifs », sans que leurs habitants puissent bénéficier des aides à l’insonorisation associées.
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