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La plateforme chinoise de commerce en ligne est sanctionnée pour plusieurs manquements au règlement européen sur les services numériques (DSA). La Commission européenne lui reproche de ne pas avoir mis en place des dispositifs suffisants pour empêcher la vente de produits illégaux aux consommateurs européens.

Après avoir condamné la plateforme chinoise Temu à 200 millions d’euros d’amende fin mai, c’est au tour d’AliExpress d’être sanctionnée pour ne pas avoir suffisamment empêché la commercialisation de produits illégaux, dangereux ou contrefaits sur sa plateforme.
En effet, la filiale d’Alibaba s’est vu infliger, lundi 20 juillet 2026, une amende record de 550 millions d’euros par la Commission européenne pour plusieurs violations du règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA). Une décision saluée par le gouvernement français, Roland Lescure, ministre de l’Économie, qui s’est félicité de cette condamnation dans un communiqué.
La sanction fait suite à une enquête de la Commission européenne qui a mis en évidence des « manquements répétés au règlement sur les services numériques ». Selon Bruxelles, AliExpress n’a pas mis en œuvre « les dispositifs nécessaires pour prévenir la mise sur le marché de produits illégaux, dangereux ou contrefaits à destination des consommateurs européens ».
Défaillances du système de détection des produits interdits, maintien en ligne pendant plusieurs semaines d’articles pourtant signalés, absence de sanctions à l’encontre des vendeurs tiers concernés et contrôles facilement contournés via les fausses déclarations de ces derniers figurent parmi les manquements relevés. L’institution souligne également que, lors de l’ouverture de son enquête en mars 2024, le dispositif de détection des produits interdits mis en place par le géant chinois était, selon ses constatations, « totalement inefficace ».
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La Commission européenne conclut qu’AliExpress n’avait pas dimensionné ses équipes de modération à la hauteur des risques identifiés. Plus encore, souligne-t-elle, l’enquête a révélé que ces produits non conformes continuaient d’être mis en avant auprès des consommateurs via les systèmes de recommandation et les dispositifs publicitaires de la plateforme.
L’entreprise asiatique dispose désormais de trois mois, soit jusqu’au 20 octobre 2026, pour présenter à la Commission un plan de mise en conformité répondant aux manquements constatés. Une sorte d’ultimatum car, à défaut de progrès jugés suffisants, les 27 se réservent la possibilité d’infliger de nouvelles sanctions financières.
La décision intervient dans un contexte de durcissement de la politique européenne à l’égard des plateformes chinoises de commerce en ligne, avec notamment l’instauration d’une taxe minimale de trois euros sur les petits colis importés dans l’Union européenne.
De leur côté, Roland Lescure, Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes entreprises, et Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle, ont réaffirmé, dans une déclaration commune, « leur attachement à une économie ouverte, mais exigeante » et rappelé que le respect des règles européennes n’est pas une option : « Il constitue la condition indispensable pour accéder à un marché de près de 450 millions de consommateurs. »
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