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Les décisions prud’homales ne sont désormais pas attendues avant fin septembre 2026, et les décisions pénales de premier et second degré ne seront toutes publiées que d’ici deux à trois ans. Un report qui s’ajoute à de précédents changements de calendrier ces dernières années.
La généralisation de l’open
data des décisions de justice sera-t-elle un jour effective ? Rien n’est
moins sûr. Un arrêté
publié au Journal officiel ce 3 septembre a reporté une
nouvelle fois la date butoir pour la mise à disposition du public de certaines
décisions.
Dans le détail, les décisions
rendues par les conseils de prud’hommes, qui devaient être obligatoirement
rendues publiques à la fin de ce mois de septembre 2025, le seront finalement
d’ici le 30 septembre 2026. Du côté des contentieux pénaux, les décisions
rendues par les juridictions du premier degré en matière délictuelle devront
être publiées un an plus tard que prévu (le 31 décembre 2027 au lieu du 31
décembre 2026).
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texte qui vise à encourager le recours aux MARD décrypté
Les décisions rendues par les
cours d’appel en matière contraventionnelle et délictuelle, celles des
juridictions de premier degré en matière contraventionnelle, ainsi que
l’ensemble des décisions rendues en matière criminelle devront toutes être
rendues publiques d’ici le 31 décembre 2028, soit un décalage d’un à trois ans
sur la dernière version du calendrier fixée en décembre 2024.
Les décisions des
juridictions administratives, ainsi que celles de la Cour de cassation, comme
les décisions pour des contentieux civils rendues par des cours d’appel ou des
tribunaux de commerce sont d’ores-et-déjà toutes disponibles. La généralisation
de la publication des décisions rendues par les tribunaux judiciaires en
matière civile reste quant à elle fixée au 30 septembre 2025. Après
consultation de la plateforme Judilibre, il s’avère que plusieurs tribunaux ne
transmettent pas encore ces décisions, à moins d’un mois de la date butoir.
Déjà plusieurs reports de la
mesure
Ce décalage n’est par
ailleurs pas le premier. En fin d’année dernière, un
autre arrêté avait déjà procédé à plusieurs ajournements,
avec le décalage des publications des décisions en matière contraventionnelle
et délictuelle. Plus tôt, en juillet 2023, le ministère de la Justice avait
annoncé le décalage de l’entrée en vigueur de l’open data généralisé pour les
conseils des prud’hommes à plus de deux ans plus tard que la date initialement
prévue, afin d’attendre la fin du déploiement du nouvel outil Portalis CPH. La
généralisation de la publication des décisions civiles et pénales s’étend
désormais, à date, sur sept années.
Alexis
Duvauchelle
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