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L’année écoulée, marquée par le procès de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen, s’est terminée avec 771 procédures ouvertes, en augmentation par rapport à l’année précédente.

Début février, le PNF a publié sa synthèse annuelle de l’année écoulée, marquée par un départ – celui de Jean-François Bohnert, après six ans d’exercice en qualité de procureur de la République financier -, et d’une arrivée : celle de son successeur Pascal Prache, installé le 26 janvier dernier.
Marquée aussi par les audiences de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy dans le dossier du financement libyen de sa campagne électorale de 2007, lesquelles ont mobilisé cinq membres du PNF à temps plein, de début janvier à début avril 2025.
Dans un édito commun, l’ancien et le nouveau procureur évoquent une activité pénale restée « particulièrement soutenue », avec 771 procédures en cours à la fin de 2025, contre 766 en 2024, et une prépondérance des contentieux fiscaux et de probité (respectivement 48 % et 46 %). Une donnée qui suit la tendance des années précédentes.
En outre, sur 249 procédures ouvertes, 241 ont été clôturées avant la fin de l’année. Par ailleurs, les sommes prononcées en faveur du Trésor public dans les procédures terminées en 2025 s’élèvent à 346 millions d’euros, soit plus de 142 millions d’euros supplémentaires, bien loin toutefois des records de 2019 et 2020.
Côté affaires terminées en matière correctionnelle, le nombre de personnes condamnées demeure lui aussi stable et s’établit à 93. Les interdictions et les inéligibilités, au nombre de 53, sont en légère hausse, à l’instar des mandats d’arrêts (+ 6 au regard de l’année précédente).
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À noter la chute des relaxes, dont le taux de 39 % en 2024 inquiétait particulièrement l’ancien procureur. En 2025, ce taux est redescendu à 15 %.
Sur le volet international, le PNF a émis 58 demandes d’entraide pénale internationale. 101 demandes ont émané d’autorités judiciaires étrangères.
2025 a également été marquée par l’émergence, en mars dernier, d’un groupe d’action international des procureurs anticorruption lancé par la France, le Royaume-Uni et la Suisse. Cette « taskforce » a pour ambition de renforcer le dialogue pour mieux lutter contre la corruption internationale et les atteintes à la probité. Objectif qui figure d’ailleurs parmi les priorités pour 2026, assurent Jean-François Bohnert et Pascal Prache.
Le PNF, qui entre dans sa douzième année d’activité, sera par ailleurs très probablement amené à travailler de concert avec le parquet national anticriminalité organisée (PNACO), installé en janvier dernier au sein du tribunal judiciaire de Paris. Objectif :« être complémentaires dans leur action judiciaire. »
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