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Un partenariat signé le 20 mai a réactivé ces sessions qui avaient connu un coup d’arrêt avec le Covid. L’ambition : accompagner les personnes prévenues ou condamnées dans leurs démarches administratives et l’ouverture de leurs droits sociaux.

Le 20 mai dernier, le directeur général de la Caf de Paris Tahar Belmounès et le directeur du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Paris Yannick Le Meur ont signé un partenariat « très attend[u] » par les équipes du SPIP.
Une initiative qui entend faciliter la réinsertion des personnes placées sous main de justice et s’inscrit « dans une volonté commune de lutter contre le non-recours et les exclusions », précise un communiqué du 27 mai.
La signature vient entériner la mise en place de permanences physiques de la Caf, de nouveau organisées dans les locaux du SPIP depuis avril dernier. Si de telles sessions existaient auparavant, elles avaient connu un coup d’arrêt en raison de la crise sanitaire, en 2020, et n’avaient pas été réinstaurées.
À Paris, un partenariat renouvelé en faveur des personnes handicapées et de leurs droits
L’enjeu :« accompagner les personnes orientées par les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation dans leurs démarches administratives et l’ouverture de leurs droits sociaux : RSA, AAH, prestations familiales (…) », toujours selon le même communiqué.
Une fois par mois, ces permanences, qui connaissent donc un nouveau souffle, viennent en complément des rendez-vous téléphoniques existants.
« Les permanences physiques de la CAF permettront aux personnes placées sous-main de justice de pouvoir exposer leurs difficultés en face à face, notamment celles qui n’ont pas de téléphone ou des difficultés pour s’exprimer », souligne Constance Lapostolle, directrice pénitentiaire du SPIP en charge du partenariat.
Selon le directeur général de la CAF, de tels entretiens seraient d’ailleurs parfois « décisi[f]s » dans l’accompagnement des personnes les plus éloignées de leurs droits.
L’expérimentation sera suivie par un comité de suivi et un comité de pilotage afin d’évaluer les résultats du dispositif et d’envisager son éventuelle pérennisation à partir de 2027.
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