La cour d’appel de Paris fait don de quatre éléments de la salle des grands procès au Musée-mémorial du terrorisme

Un banc du public ainsi que la barre des témoins ont notamment rejoint les collections du musée, alors que le démontage de la salle provisoire emblématique au sein du palais de justice de Paris touche à sa fin.


mercredi 27 mai à 11:472 min

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Les éléments rejoindront les quelque 3 000 pièces que compte la collection du musée. Photo D. MARCHAL/DICOM/ministère de la Justice

Un « don exceptionnel » pour se remémorer l’existence de la salle des grands procès, conçue spécialement afin d’accueillir le procès des attentats du 13 novembre 2015.

Alors que la phase de démontage de cet espace provisoire aménagé dans la salle des pas perdus du palais de justice de Paris touche à sa fin, le Musée-mémorial du terrorisme (MMT) a réceptionné fin mai quatre pièces de mobilier offertes par la cour d’appel.

La salle des grands procès a également accueilli d’autres affaires symboliques, notamment celle de l’attentat du 14-Juillet de Nice, celle de l’évasion du braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd, et plus récemment celle de l’assassinat du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty.

Le démontage de cet espace de plus de 700 m2, avec une capacité de 550 places assises, avait démarré en mars 2025. Depuis, une grande partie du mobilier est recyclée, majoritairement dans différents tribunaux de France.

L’établissement hérite ainsi de la balance qui surplombait la table de justice, de la barre des témoins, d’un banc du public ainsi que de l’enseigne lumineuse signalant l’entrée de la salle.

Autant d’éléments emblématiques qui ont gagné ses réserves, destinés à « témoigne[r] du rôle central que la justice joue dans la réponse démocratique au terrorisme, et illustre[r] la vocation du MMT à documenter, dans toutes ses dimensions, ce phénomène qui a marqué la France contemporaine », précise le site internet du musée.

Au MMT, un fonds consacré à la dimension judiciaire du terrorisme

Pour le musée, l’entrée en collection de ces pièces marque en effet une « étape importante dans la constitution d’un fonds consacré à la dimension judiciaire du terrorisme ».

Le MMT ambitionne d’exposer ces éléments dans son futur parcours permanent, au sein d’une section dédiée aux procès pour actes de terrorisme, où des scellés judiciaires et d’autres acquisitions en lien avec l’univers de la justice pourront également être observés.

L’établissement poursuit lui aussi son chantier, avec une ouverture au public prévue à horizon 2031. Si la création de ce lieu de mémoire avait été annoncée dès 2018, le choix de son emplacement avait fait l’objet de quelques remous.

Ce n’est qu’en novembre 2025 que le président de la République a annoncé que le MMT s’installerait finalement au cœur d’une ancienne caserne parisienne, dans le 13e arrondissement de Paris.

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